Vie par Nicétas Stéthatos
Office par Saint Nicodème l’Hagiorite
CD contenant des extraits lus des Hymnes de Saint Syméon le Nouveau Théologien
Éditions Apostolia, coll. Vies de Saints, 218 pages
« Un jour qu’il se tenait debout et s’entretenait avec Dieu en une prière très pure, voici ce qu’il vit : dans son intellect l’air commença à rayonner ; étant à l’intérieur de sa cellule, il lui sembla se trouver dehors, au grand jour ; or c’était la nuit, aux environs de la première veille. D’en-haut se mit à briller comme une lumière d’aurore – ô formidables visions de cet homme ! – la maison et tout le reste s’éclipsèrent, et il crut n’être plus du tout dans la maison. Dans une extase totale, de toute son intelligence il fixait la lumière qui lui apparaissait : elle s’accroissait peu à peu, faisait briller l’air de plus en plus, et il se sentit lui-même sorti, avec tout son corps, des choses terrestres. Comme cette lumière continuait à briller de plus en plus vivement, et devenait au-dessus de lui pareille au soleil dans la splendeur de son midi, il s’aperçut qu’il était lui-même au centre de la lumière et tout rempli de joie et de larmes par la douceur qui, de si près, envahissait son corps tout entier. Il vit la lumière elle-même s’unir d’une façon incroyable à sa chair et pénétrer peu à peu ses membres... »
Nicétas Stéthatos, Vie de Saint Syméon
La Vie de saint Syméon, rédigée par Nicétas Stéthatos, ne nous était connue jusqu’en 1928, qu’en abrégé dans une paraphrase contenue dans l’édition de ses œuvres complètes. Le texte original fut publié en 1928 par le jésuite français Irénée Hausherr en se basant sur deux manuscrits de la Bibliothèque Nationale de Paris, édition qui marqua le début de la recherche théologique sur saint Syméon, ses œuvres écrites comme son enseignement. Cette nouvelle publication des Éditions Apostolia reprend la traduction de Hausherr, mais cette fois-ci entièrement revue et amplement annotée par le Hiéromoine Macaire de Simonos Pétra.
La Vie est précédée par une riche introduction du Métropolite de Néa Smyrni Syméon P. Koutsa, et suivie du majestueux office composé en l’honneur de Saint Syméon par saint Nicodème l’Hagiorite.
Ce volume est également enrichi d’un CD offrant l’enregistrement audio d’extraits des Hymnes à l’amour divin de saint Syméon, corpus de 58 textes de contemplation mystique, rédigés à différents moments entre 980 et 1009.
Éditions Apostolia, coll. « Doxologie » (collection d’études liturgiques dirigée par Bernard Le Caro), 372 pages.
« Il appartient à la nature de l’homme d’éprouver devant le phénomène du sommeil, un sentiment étrange, primitif, profondément enraciné. L’homme actif, l’homme qui travaille, qui pense, l’homme débordant d’énergie, ressent la nécessité irrésistible de se livrer au sommeil lorsque la fatigue corporelle l’accable. Les sens, les facultés intellectuelles, la vigueur du corps sont comme affaiblis et l’homme, bien que vivant, devient comme mort. Le sommeil est l’image de la mort, un mystère pour les hommes simples des époques passées. L’heure où les puissances du mal – visibles ou invisibles – de notre monde se mettent en embuscade pour nuire à l’homme sans défense ou, tout simplement, pour le troubler. C’est pour cela, justement, qu’on ne trouvera aucun être humain qui n’ait éprouvé le besoin, en quittant provisoirement le monde des vivants pour pénétrer dans le mystère de l’image de la mort, de tourner son esprit vers Dieu et Lui demander de le défendre et de le protéger.
C’est en se fondant sur cette prière privée avant le repos de la nuit que s’est développée la pratique de l’Église chrétienne, qui a donné à une telle prière individuelle la forme d’un office ecclésial. Ce changement, cet élargissement, s’est produit, au début, dans les communautés monastiques, où tout était commun, particulièrement la prière. Cette prière commune avait lieu à l’heure même où elle était récitée auparavant en privé, c’est-à-dire, immédiatement après le repas du soir et avant le coucher. C’est pourquoi on l’a appelée « apodeipnon » (« après le dîner ») ou « prothypnia », c’est-à-dire « prière précédant le sommeil”… ».
Jean Foundoulis, Catéchèses liturgiques, « L’office des Complies »
Le présent ouvrage a été constitué à partir des émissions radiophoniques que réalisa le professeur Foundoulis en 1970-1971 et qui avaient pour but de familiariser les auditeurs avec les offices du cycle quotidien et les hymnes festifs, en faisant partager leur richesse et aussi leur histoire. De nos jours, trop nombreux sont les fidèles qui ont tendance à les ignorer alors que, comme le disait l’archimandrite Placide Deseille d’éternelle mémoire « ces offices sont destinés à tous, et non pas seulement aux moines et ils sont indispensables pour entrer véritablement dans la prière et l’esprit de l’Église, et pour se pénétrer de son enseignement ». C’est dans cet « univers » de l’office et de l’hymnographie orthodoxes que l’auteur nous fait pénétrer, mettant en relief la richesse des hymnes liturgiques. Ceux-ci, comme l’a écrit saint Athanase de Kovrov (+1962), un grand confesseur et liturgiste de l’Église orthodoxe russe, « n’ont pas été créés par hasard et n’importe comment. Ce qui se trouve dans les livres liturgiques est le fruit des exploits dans la prière, qui ont parfois duré toute une vie, des meilleurs fils de l’Église. Et celle-ci a reçu et gardé ces paroles sacrées par lesquelles ils épanchaient leur âme devant Dieu. Guidée par le Saint-Esprit, la sainte Église a choisi ce qu’il y avait chez eux de meilleur, de plus nécessaire, le systématisant, corrigeant ce qui n’avait pas été achevé, l’amenant à une unité structurée ». En nous donnant l’occasion de lire et de situer, à tête reposée, un certain nombre d’hymnes de notre office, et de s’en pénétrer, cet ouvrage nous permettra, lorsque nous les entendons à l’église, de prier plus intensément. C’est le but que s’était fixé le professeur Foundoulis, dont l’œuvre, tout en ayant un caractère scientifique indéniable, n’est pas purement « livresque » : c’est une théologie vécue.
Alexis S. Khomiakov
Éditions Apostolia, coll. Apostolia Junior, 132 pages
« Là, où l’on devrait voir fleurir les plus fraîches et les plus odoriférantes fleurs de l’enfance, là, à l’avance, la faim et les soucis ont creusé leurs sillons profonds dans les traits tendres. Le babillage de l’enfant est déjà contaminé par les grossièretés qu’il entend, les représentations claires et lumineuses sont recouvertes devant ses jeunes yeux par les nuages menaçants du vice qui frôle son front et qui va déverser son poison. Et quand le premier pas dans le vice a été fait et que l’âme a subi sa déformation vers le mal, et qu’elle n’a pas près d’elle un cœur aimant pour l’en préserver et la sauver, alors elle ne connaîtra pas de limite jusqu’où elle pourra humilier la dignité humaine ! – Est-ce que Dieu aura pitié d’elle et lui enverra son ange-gardien – ? »
Alexis Khomiakov, Le Dimanche Lumineux
Le Dimanche lumineux est directement inspiré du « Conte de Noël » que Charles Dickens avait publié pour Noël 1843. Dès 1844, Khomiakov traduit le conte de Dickens mais en le transposant. On n’est plus en Grande-Bretagne mais en Russie, ce n’est pas la veille de Noël mais celle de Pâques. Parfois Khomiakov suit ligne par ligne le texte de Dickens, parfois il s’en écarte. Il saute quelques passages, il interpole quelques touches personnelles. Il atténue les effets littéraires et comiques. La première édition de Dickens était parue avec les illustrations d’un caricaturiste connu de l’époque ; la caricature ne semble en aucune façon convenir au texte de Khomiakov. Le conte de Dickens est entièrement tourné vers les vertus sociales de la fête de Noël et l’incitation à l’action sociale. L’Incarnation n’y a pas sa place. Par ses discrètes inflexions, Khomiakov ne nous livre pas une amusante ou une édifiante Histoire de fantômes de Noël mais un texte profond qui incite certes à la vertu sociale mais comme expression du salut personnel, apporté par le Christ Ressuscité pour le salut de l’humanité.

Publication de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale
Le site internet www.apostolia.eu est financé par le gouvernement roumain, par le Departement pour les roumains à l'étranger
Conținutul acestui website nu reprezintă poziția oficială a Departamentului pentru Românii de Pretutindeni
Copyright @ 2008 - 2023 Apostolia. Tous les droits réservés
Publication implementaée par GWP Team