Ajouté le: 18 Avril 2010 L'heure: 15:14

Parole du Métropolite (avril 2010)

Le Christ, notre Pâque, „passe” aujourd’hui encore parmi nous, les hommes, pour nous guérir et nous sauver, pour appeler chacun par Son nom et nous rappeler que nous avons été greffés à Lui dans Sa mort et dans Sa Résurrection.

Parole du Métropolite (avril 2010)

Avec beaucoup de ferveur nous vivons cette année encore la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui a été jugé injustement, Celui dont on s’est moqué, Celui qui a été battu et sur Lequel on a craché, Celui qui a été abreuvé par le fiel et le vinaigre des péchés du monde, Celui qui a été crucifié, Celui qui a été mis au tombeau dans Sa chair, voici qu’Il ressuscite le troisième jour (Mt. ch. 27-28).

La fête de la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ, la Pâque, n’est pas seulement un anniversaire, une simple fête. C’est le mystère du passage de notre Sauveur de la mort à la vie par Sa Passion vécue pour nous, le mystère de la vie qui jaillit du tombeau donateur de vie, resté aujourd’hui vide de Celui sur qui la mort n’a plus d’emprise, car Il n’a point de péché. (Jean 8, 46; Hébreux 4,15)

En nous, les hommes, ce mystère commence et agit dès le Baptême; c’est là que nous revêtons la Grâce du Christ, Grâce qu’Il nous prépare par Sa Résurrection: „baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans Sa mort que tous nous avons été baptisés, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle; ... pour que fût réduit à l’impuissance ce corps de péché, car celui qui est mort est affranchi du péché” (Romains 6, 3-7). Dans le Baptême, nous sommes greffés au Christ, dans Sa Crucifixion et Sa mort, pour prendre part à Sa Résurrection.

Le Christ, notre Pâque, „passe” aujourd’hui encore parmi nous, les hommes, pour nous guérir et nous sauver, pour appeler chacun par Son nom et nous rappeler que nous avons été greffés à Lui dans Sa mort et dans Sa Résurrection.

Pour manifester l’amour parfait du Père céleste pour l’homme qu’Il a créé, le Christ est venu à nous, et, comme dit le Bienheureux Augustin, „Il a mangé avec nous ce qui se trouve en abondance dans la pauvre maison de notre misère. Il a bu ici le vin aigre, il a bu ici le fiel, voici ce qu’Il a trouvé dans notre pauvre maison; mais en retour, Il nous a invités à Sa grande table du ciel”. (Sermon sur Pâques 232, 5)

Le Christ a vaincu la peur de la mort; il est venu la chercher dans l’homme, pour la vaincre. Car Il ne pouvait pas nous redonner la vie sans que, par amour pour nous Il n’assume d’abord la mort, conséquence du péché, et sans qu’Il nous guérisse, „Lui qui, sur le bois, a porté Lui-même nos fautes dans Son corps....” (1 Pierre 2, 24). Car, continue le Bienheureux Augustin, „Lui, qui est la Parole, d’où Lui viendrait la mort? Et à nous, hommes de la terre, mortels, pécheurs.... d’où nous viendrait la vie? Il n’avait rien dont Il pût tirer la mort, nous n’avions rien dont nous eussions pu tirer la vie. Il a reçu la mort de notre lot, pour, de Son lot, nous donner la vie.” Le Christ a pris notre vie pour réaliser cela, pour échanger nos propres vies avec la Sienne. „Lui, qui n’a pas refusé la mort, comment aurait-Il  pu nous refuser la vie?”

C’est notre devoir de chercher sans cesse la vie que le Christ nous offre en abondance, maintenant, à Pâque: „Nous avions ce dont Il est mort, Il avait ce dont nous vivons.” Le Christ nous invite sans cesse à faire un échange: „Je prends de toi la mort, prends de Moi la vie.”

La Résurrection du Christ est un appel ininterrompu qui nous invite à être des fils de Sa Résurrection, libres des choses de ce monde qui font de nous des hommes charnels après avoir reçu la Grâce et le germe de la Résurrection par le Baptême. Et comment pourrons-nous rester greffés au Christ, si ce n’est en Le cherchant sans cesse dans nos prières?

Mais si le péché nous a vaincus, ou nous vainc encore, et si nous nous sentons faibles et malades, c’est Lui le médecin à qui nous demandons secours. Quand nous l’appelons, nous devons croire que le meilleur des médecins, pour qui aucune maladie n’est intraitable, a déjà commencé à nous soigner. N’ayons pas peur des péchés passés, que nous avons pu commettre,„combien incroyables seraient-ils, si grandes et si lourdes sont nos maladies,  notre Médecin – le Christ – est encore plus grand”.

Le Christ ne cesse d’être parmi nous pour nous guérir et nous sauver, mais Il nous envoie aussi vers nos frères, en Son Nom, pour les rencontrer et pour leur tendre une main, qui la plupart du temps peut être salvatrice.

A la Lumière de la Résurrection du Christ nous est révélé tout d’abord l’amour infini que le Christ a pour nous, amour qu’Il a vécu même sur la Croix. C’est cet amour qu’Il partage avec nous. C’est toujours grâce à cette Lumière que nous pouvons mieux comprendre combien nous avons été pardonnés; le pardon jaillit du tombeau du Christ pour chacun de nous sans distinction. Trouvons cette Lumière et multiplions-la autour de nous. C’est en Elle que nous voyons le Christ comme un Sauveur bon et doux, qui jusqu’au dernier instant, sur la Croix, a crié vers le Père pour demander notre pardon. Nous comprenons une fois de plus que pour nous, le Christ est le Salut-même, que c’est en Lui que nous trouvons et que nous pouvons trouver cette grâce parfaite du salut.

Je prie notre Seigneur Jésus Christ, Celui qui est Ressuscité des morts, de vous guider vers de bonnes actions, de bénir vos familles et vos maisons, de vous donner santé et prospérité pour que vous puissiez tout faire pour Sa gloire.

Le Christ est ressuscité !

† Le Métropolite Joseph

Parole du Métropolite (avril 2010)

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