Ajouté le: 1 Novembre 2009 L'heure: 15:14

Parole du Métropolite (novembre 2009)

« Quand un homme sensé pense à ses parents en Dieu, il ne tire jamais son amour de quoi que ce soit de terrestre ou de vil, mais il garde son esprit dans les choses célestes et éternelles. Car il sait que la volonté du Dieu Créateur de tous les biens et source de la béatitude éternelle, est que tous les hommes soient sauvés. » 

(Saint Antoine le Grand)

Parole du Métropolite (novembre 2009)

Comment faire pour mieux voir notre prochain, pour mieux connaître celui qui est à côté de nous et surtout celui qui est dans le besoin et attend de nous une main tendue ? Comment? En imitant le Christ. De notre approche des hommes que nous côtoyons dépend aussi l’approche de toute éternité de la droite du Sauveur. Tous, chacun à notre manière, nous souffrons plus ou moins de notre incapacité de voir, de prêter attention et de comprendre en profondeur notre prochain ainsi que tous ceux que la vie place quotidiennement sur notre chemin. Nous laissons plutôt ce soin aux sciences humaines, impersonnelles, à la théorie. Or, qu’ils soient proches ou lointains, le Christ nous envoie vers les hommes pour les chercher, les voir, les comprendre, les aider, nous rendant par là-même capables d’être nous aussi compris, vus et aidés. Il nous jette dans la plus impitoyable lutte que nous ayons à mener dans cette vie, la lutte contre notre ego aveuglé par les ruses de l’orgueil, qui empêche de chercher et de voir l’autre tel qu’il est. Nous nous justifions en prétendant que nous sommes en réalité tous pareils et que nous ne pouvons ni les uns ni les autres nous sortir de notre faiblesse. Dans ce contexte l’amour du prochain est un bel idéal, mais qui se heurte finalement à l’impossibilité pratique d’aimer. Avant même de pouvoir parler d’amour, le Christ nous demande de voir l’autre, de découvrir sa beauté, de pallier à ses insuffisances par nos propres qualités et d’accepter dans le même temps que l’autre pallie à nos propres insuffisances par ses qualités. Le Christ nous place, à travers Lui-même, sur le chemin de la communion fraternelle entre nous les hommes, – justes et pécheurs, vertueux et affaiblis par les épreuves –, puis, quelque part sur ce chemin que Lui-même nous a ouvert, puisque c’est plein d’amour que Lui vient à notre recherche, Il commence à nous faire goûter ce que peut être l’amour dont la source est notre communion avec Lui.  Car de la même façon que Lui nous cherche et nous voit tous, – où que nous soyons, quoi que nous fassions, qui que nous soyons –, et qu’Il se tient tout près de notre âme malade, assoiffée, nue et désespérée ou bien enchaînée et assombrie par les épreuves pour l’éclairer de Son amour, ainsi nous demande-t-Il de faire la même chose à ceux qui en ont besoin pour l’amour de Son nom.

† Le Métropolite Joseph

Parole du Métropolite (novembre 2009)

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