Nous prions de toutes nos forces que le Seigneur nous accorde la connaissance de la vérité, et même plus, de la Vérité, avant de quitter cette forme d’être. Quand il devient clair à notre esprit que notre lutte spirituelle a des dimensions universelles, comme la chute d’Adam a eu des conséquences pour la vie entière du monde, nous recevons alors les premiers fruits de la connaissance du salut. Notre combat est saint, contraire aux guerres fratricides qui ont rempli toute l’histoire de l’humanité depuis le temps du premier fratricide par Caïn.
Nous avons engagé une guerre avec un ennemi invisible mais réel, Lucifer, « meurtrier dès le commencement » (cf. Jean VIII, 44 & III, 15).
Il a trompé l’homme avec l’idée mensongère de devenir dieu sans Dieu ; et selon la mesure où les gens ont accepté cet esprit avec confiance, il est devenu « le prince de ce monde » (Jean XIV, 30).
L’arme meurtrière de l’ennemi est l’orgueil ; diamétralement opposé à la vivifiante humilité du Christ. Nous nous battons pour l’acquisition de cette divine humilité qui nous a été donnée par le Christ, qui a envoyé le Saint-Esprit sur terre.
C’est la sainte semence, qui a été répandue du ciel sur notre terre ; ceux qui Lui ont ouvert leur cœur, expérimentent une certaine inspiration divine, afin de pouvoir devenir comme le Père qui est sans Commencement, semblable à Son Fils Inengendré, dans la noble lutte pour l’amour.
Saint Sophrony, The Mystery of Christian Life
(Trad. Anne Monney)
Descente du Christ
La mort injuste du Seigneur a condamné et annihilé la puissance de notre mort qui existait justement à cause du péché qui précédait.
De même, la mort volontaire par amour de Dieu, par amour de Ses commandements, condamne la mort involontaire qui est entrée dans le monde par le péché.
Tous les Saints de Dieu se sont livrés à une telle souffrance. Bien des fois, par la Providence divine, le Seigneur a permis qu’ils eussent à goûter même à l’enfer, non pour périr, mais afin d’imiter le mystère de la descente du Christ dans l’Hadès, et ainsi, de connaître totus Cristus (le Christ en Son entier), de même que Son chemin des Cieux jusqu’aux tréfonds de la terre.
« Or donc qu’Il est monté » dit Saint Paul dans l’étonnement et l’admiration.
C’est la voie du Christ : d’abord, descendre et ensuite monter. De même, au travers de la souffrance, tous les Saints ont le privilège de se montrer eux-mêmes comme maison de Dieu, et de connaître la longueur totale du chemin du Christ.
Archimandrite Zacharias, monastère Saint Jean-Baptiste, GB
(Trad. A, Monney)
Souffrance
« Sans cette souffrance, je ne suis rien » 1re partie
Ma vie ici en Roumanie a été pleine d’évènements, des meilleurs et des pires.
Je n’accuse absolument personne parce que toutes ces choses ont été envoyées par Dieu au bénéfice de mon âme. Une fois quelqu’un m’a demandé si mes souffrances en prison m’avaient de quelque manière aidé. Je lui ai répondu : « Ce n’est pas que de quelque manière elles m’aient aidé, je suis le produit de ces souffrances. » Si je fais quelque chose, si je suis quelque chose, si quelqu’un voit quoi que ce soit en moi, sachez que c’est dû à la souffrance. Sans cette souffrance, je ne suis rien !
Il est possible que parmi toutes les questions difficiles qui se posent à l’être humain, celle de la souffrance soit la plus inexplicable. Pourquoi la souffrance est-elle nécessaire ? J’ai vécu une expérience de souffrance qui a enrichi mon âme, et je crois que la souffrance m’est nécessaire. Mais il est très difficile de l’accepter.
Quand j’étais en prison, avec chacun de nos frères, nous nous demandions les uns aux autres, « Pourquoi la souffrance ? Pourquoi nous ? Pourquoi parmi les millions de Roumains, avons-nous été choisis pour souffrir ? Quel est le sens de tout cela ? » Et Dieu ne nous a révélé aucune de Ses intentions. Nous avons crié vers Lui chaque jour pour qu’Il diminuât nos souffrances, mais il semblait qu’au contraire Il nous chargeait encore plus. Depuis que j’ai été libéré de prison, j’ai porté avec moi ce signe de la douleur qui semble avoir marqué ma vie entière. Après mon second emprisonnement, je suis parti à l’ouest, j’ai voyagé à travers tous les pays d’Europe et je suis allé en Amérique pour parler de ce qui se passait en Roumanie. Mon intention était la suivante : je ne peux garder le silence aussi longtemps que la souffrance, l’injustice, le communisme et la destruction des églises et de la personne humaine existent là-bas en Roumanie.
Durant mon pèlerinage, je suis arrivé à un monastère catholique et où j’ai dormi dans la bibliothèque. Là, j’ai trouvé parmi une multitude de livres, un petit recueil de maximes chrétiennes. Fortuitement, je l’ai ouvert à une page de Paul Claudel, fameux écrivain français. Il disait ceci :
« Dieu n’est pas venu dans le monde pour en enlever la souffrance ; Il n’est même pas venu pour l’expliquer. Dieu est venu dans le monde pour remplir la souffrance humaine de Sa présence. »
Avez-vous entendu cela ? Pour remplir la souffrance humaine de Sa présence ! J’ai compris alors que pendant ces moments où nous pleurions, ou que nous nous révoltions, ou que nous criions : « Seigneur, que fais-Tu de nous ?! », Il était en nous plus que dans tous les autres, même avec tous nos péchés et nos faiblesses. Il remplissait notre souffrance de Sa présence.
J’ai compris alors exactement le sens profond de cette souffrance : Dieu est présent en nous !
Père Georges Calciu, + 2006. Extrait de ‘Familia Orthodoxa’, no 11 (70) 2014
(Source Orthochristian, trad. Anne Monney)
La patience
Qu’est-ce que la Patience ?
La patience est un don de Dieu. Elle n’est pas chose facile car on doit en être convaincu. La patience émane d’une conviction qui vient de Dieu. Cela signifie que Dieu nous amène à accepter les choses qui nous arrivent comme venant de Lui. C’est en cela que consiste vraiment la patience.
Cela signifie être convaincu que ce qui nous arrive vient du Seigneur et progresser dans cette conviction. En dehors de cela, il n’y a guère de patience et elle ne peut être pratiquée.
N’est patient que celui qui est convaincu que tout ce qui lui arrive, vient de Dieu.
Est-ce que tout vient de Dieu ?
Le péché ne vient pas de Dieu. Mais quand Dieu nous impose les choses difficiles, c’est pour que nous les dépassions par la foi et être justifiés en Lui.
Que signifie se justifier en Lui ?
Cela signifie que nous devenons des justes. Cela s’accomplit avec notre consentement, c’est-à-dire lorsque nous acceptons ce qui nous arrive, et le considérons comme une visitation divine. Si tu es capable de vivre de cette façon, tu auras acquis la Patience. Sinon tu restes loin d’elle.
Est-ce la Patience que Dieu vous a accordée qui vous procure consolation dans votre vie aujourd’hui ?
Rien ne me console ! Je suis un homme pécheur !
Conversation avec Mgr Georges (Khodr) du Liban, 27.08.2021 autour d’un repas
(Trad. Raymond RIZK/Michel GHARZOUZI)
À méditer en ces temps de conflits
La foi authentique, c’est de se tourner d’abord vers Dieu, et en deuxième lieu, vers Ses Dons… Le Royaume de Dieu est déjà là, il peut devenir une réalité de vie pour chacun d’entre nous, car le Seigneur veut son instauration dès ici-bas. …Si nous croyons que Dieu voit au plus profond de nous et reçoit nos prières, et si nous lui demandons de comprendre et de pardonner notre vie misérable, alors nous devons, suivant Son exemple, agir de même avec les autres.
Père Alexandre Men (1935-1990)

Publication de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale
Le site internet www.apostolia.eu est financé par le gouvernement roumain, par le Departement pour les roumains à l'étranger
Conținutul acestui website nu reprezintă poziția oficială a Departamentului pentru Românii de Pretutindeni
Copyright @ 2008 - 2023 Apostolia. Tous les droits réservés
Publication implementaée par GWP Team