Ajouté le: 10 Septembre 2019 L'heure: 15:14

La vocation selon l’Apôtre des nations

« Mais quand Celui qui, dès le sein de ma mère m’a mis à part et appelé par sa grâce, daigna révéler en moi son Fils pour que je l’annonce parmi les païens… » (Ga. I, 15-16a).

À plusieurs reprises, saint Paul est amené dans ses épîtres à justifier sa vocation d’apôtre, la révélation du Christ dont il fut le bénéficiaire, et l’Évangile qu’il enseigne, à cause de ceux qui, à titres divers, le mettaient en cause. Nous connaissons tous le célèbre récit de la révélation du Fils de Dieu, le Christ, sur le chemin de Damas et de la conversion de Saul, rapporté dans les « Actes des Apôtres » au chapitre vingt-deux, lorsque après son arrestation à Jérusalem, Paul debout sur les degrés qui conduisent à la forteresse, s’adresse en hébreu à la foule des Juifs hostiles. Dans ce récit rapporté par saint Luc, comme en I Cor. IX, 1 et I Cor. XV, 9, Paul relie son action d’apôtre à sa conversion et à une vocation reçue par grâce : « Car je suis le moindre des apôtres ; je ne mérite pas d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu. C’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n’a pas été stérile. Loin de là ! j’ai travaillé plus qu’eux tous : oh ! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi » (I Cor. XV, 9).

Les vocations dans l’Ancien Testament

Pour bien mesurer toute la portée de l’évènement du chemin de Damas et la vocation missionnaire de saint Paul aux païens, il faut d’abord regarder ce que signifie la vocation dans l’Écriture sainte. Le grec κλῆσις qui signifie vocation, appel, invitation comme en Rm. III, 1 correspond ici à un appel de Dieu adressé à une personne qu’Il se réserve en vue d’une mission précise, selon son dessein en faveur du salut des hommes. Nous trouvons dans l’Ancien Testament un grand nombre de vocations comme celles d’Abraham, Gn. XII, 1, celle de Moïse, Ex. III, 4 ; d’Aaron, Ex. XXIX, 4 ; de Josué, Dt. XXI, 7 ; de Samuel, I Reg III, 3 ; de Saül, I Reg. X, 1 ; de David, I Rg. XVI, 12 ; d’Isaïe, VI, 9 ; de Jérémie, I, 5-10 ; d’Ézéchiel, II, 3, et nous pourrions en citer encore d’autres. Parmi ces vocations, deux doivent retenir particulièrement notre attention puisque l’Apôtre Paul s’y réfère explicitement pour rendre compte de la sienne, celles d’Isaïe et de Jérémie.

Dans le Nouveau Testament

Dans le Nouveau Testament c’est la même chose : Dieu a l’initiative de l’appel et le bénéficiaire est conduit par l’Esprit Saint à accueillir et reconnaître cet appel qui est la source de sa vocation pour la vivre en actes dans sa vie. La possibilité de se détourner de l’appel reçu existe néanmoins, car tout homme est créé libre et certains se détournent et rejettent le don de Dieu, comme ce fut le cas de Judas qui s’est perdu dans la trahison du Maître. Certains appels cependant sont impératifs et il n’y a pas moyen de s’y soustraire, Dieu repousse leurs objections comme ce fut le cas pour Moïse (Ex. III et IV), ou Jérémie (I, 4-10), par exemple.

Dans l’évangile de saint Jean nous trouvons le témoignage du Baptiste sur lui-même (Jn. I, 19-23), face à la question des prêtres et des lévites venus l’interroger : « Qui es-tu ? ». Pour toute réponse ils obtiennent une parole d’Isaïe : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert ; Rendez droit le chemin du Seigneur » soulignant ainsi l’urgence de la conversion car le Royaume de Dieu est proche. Dans l’évangile de saint Luc (I, 26-38), dans l’admirable récit de l’Annonciation nous trouvons l’appel de Dieu transmis par l’ange Gabriel à celle dont la vocation était de porter en son sein Celui qu’aucun lieu ne peut contenir. Par sa soumission à la volonté de Dieu, la Vierge Marie allait devenir Génitrice de l’humanité de Dieu rendant ainsi possible cet évènement inouï qu’est l’incarnation du Verbe de Dieu, l’Un de la Sainte Trinité. 

Autres récits de vocations : l’appel des quatre premiers disciples en Matthieu (IV, 18-21), comme en Marc (I, 20), le choix des Douze en Luc (VI, 12-16), ou des soixante-douze en Luc (X, 1-2). Toutes ces vocations ont l’appel de Dieu comme source, car la vocation dans l’Écriture sainte ne résulte pas d’une décision purement humaine, mais d’un choix de Dieu qui prédestine un tel ou une telle à être un instrument dans son dessein en faveur du salut des hommes « Nul ne s’arroge à soi-même cet honneur, on y est appelé par Dieu, absolument comme Aaron » (Hb. V, 4). Saint Paul déclare avec autorité dans ses épîtres, que la vocation qu’il a reçue légitime son ministère apostolique : « Paul serviteur du Christ Jésus, apôtre par vocation, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu » (Rm. I, 1). Il redit la même chose dans l’adresse qui ouvre la première épître aux Corinthiens et dans l’épître aux Galates (I, 15).

 Ces vocations dans l’Écriture sainte sont révélées à ceux qui en sont les destinataires, soit directement par le Seigneur ou bien par un intermédiaire angélique ou même par un intermédiaire humain, comme c’est le cas pour Timothée le disciple bien-aimé de saint Paul : « C’est pourquoi je t’invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi par l’imposition de mes mains » (II Tim. I, 6). Et saint Paul rappelle à Timothée qu’ils sont l’objet « d’un saint appel, non en considération de nos œuvres, mais conformément à son propre dessein et à sa grâce. À nous donnée avant tous les siècles dans le Christ Jésus, cette grâce a été maintenant manifestée par l’Apparition de notre Sauveur le Christ Jésus… » (II Tim. I, 9-10a). Cela signifie qu’on est choisi parce que Dieu appelle souverainement qui il veut comme le dit l’évangéliste saint Marc dans le récit de l’institution des Douze : « Puis il [le Christ] gravit la montagne et il appelle à lui ceux qu’il voulait. Ils vinrent à lui, et il en institua douze pour être ses compagnons… » (Mc. III, 13-14a).

La vocation des Hébreux

À côté des vocations qui s’adressent aux personnes, il existe aussi dans l’Ancien Testament une vocation générale, comme celle des Hébreux d’être le peuple choisi par Dieu, pour être le dépositaire de la Révélation divine et porteur des promesses messianiques : « J’ai mis mes paroles dans ta bouche, dans l’ombre de ma main je t’ai abrité en plantant les cieux, en fondant la terre et en disant à Sion : Mon peuple c’est toi » (Is. LI, 16). On trouve de semblables paroles dans le Deutéronome, comme chez le Prophète Jérémie : « Écoutez ma voix et je deviendrai Dieu pour vous, et vous, vous deviendrez un peuple pour moi… » (Jr. VII, 23) et de même chez Ézéchiel. S’il est vrai que l’épouse infidèle a « été répudiée pour ses péchés », transformant l’attente du Messie en une vaine espérance de domination politico-religieuse, il n’en demeure pas moins certain que Dieu se réserve toujours un reste fidèle, une « semence sainte » (Is. VI, 13), un « germe » (Za. III, 8), « les sept mille hommes qui n’ont pas ployé le genou devant Baal » (III Reg. XIX, 18), car rien ni personne ne saurait arrêter l’accomplissement du dessein de Dieu. 

Dans deux paraboles évangéliques qui figurent dans l’évangile de saint Matthieu, celle des ouvriers de la onzième heure, au chapitre XX et celle du banquet nuptial au chapitre XXII, il y a une distinction entre la vocation du grand nombre, les κλητοί, appelés, invités, et ceux qui sont en petit nombre les έκλεκτοί, élus, du verbe έκλέγομαι, choisir, élire : « Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » (Mt. XXII, 14). 

À partir du reste fidèle, par le sang versé sur la Croix par le Dieu-Homme, Dieu s’est donné « une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés à son admirable lumière » (I Pi. II, 9). Cette nation sainte, nous le savons, transcende sans les méconnaître ou les mépriser les particularités des nations, des races, des cultures, et ce peuple que le Christ s’est acquis par son précieux sang , est l’objet d’une vocation divine : « Car ceux que d’avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils afin qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères ; et ceux qu’il a prédestinés ; il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés, il les a aussi glorifiés » (Rm. VIII, 29-30).

L’Église de Dieu

Ce peuple c’est le Corps du Christ, c’est l’Église, l’Épouse, la Bien-aimée du Seigneur dans laquelle les murs de séparation entre les hommes ont été abolis par la mort vivifiante du Christ et sa glorieuse résurrection et s’il arrive qu’il en soit autrement c’est uniquement à cause du péché des hommes. Mais attention, quand l’Apôtre Pierre parle de « race élue » il ne faut pas en conclure que cette élection soit inamissible. Le croire serait retomber dans l’erreur des Pharisiens et des scribes de l’Évangile et les lettres aux sept Églises d’Asie (Apoc. Chapitres I à III) montrent bien que la grâce et l’élection peuvent se perdre par la faute des hommes, car Dieu ne reprend jamais sa parole. Dans ce cas, c’est seulement par la voie du repentir que cette grâce peut être retrouvée. Cette élection et la vocation qui en découle, il faut la garder comme un précieux trésor, la faire croître en nous, dans le Corps du Christ comme dans chaque âme fidèle, avec l’aide de Dieu, en nous rendant docile à l’action de l’Esprit Saint, en renonçant à notre volonté propre, en suivant les commandements du Christ. C’est tout le mouvement de la déification par grâce.

Lorsque saint Paul présente sa mission à ceux qui appartiennent aux Églises d’Asie mineure et d’ailleurs, il décrit son « appel » comme une vocation prophétique. Après avoir confessé son acharnement à persécuter l’Église de Dieu au point qu’il avait obtenu des lettres du Grand Prêtre aux synagogues de Damas, pour aller chercher et ramener enchaînés à Jérusalem des disciples du Christ, Paul tombe à terre enveloppé par une très forte clarté et il entendit la voix : « Saoul, Saoul pourquoi me persécutes-tu ? » Paul répond : « Qui es-tu Seigneur ? ». Ce titre, l’Apôtre en connait toute la valeur et la hauteur. Cette question de Saul ne correspond en rien à un quelconque « Qui êtes-vous monsieur » comme le prétendent certains exégètes égarés. D’autant que saint Paul, fidèle lecteur de la Septante, ses citations de l’Ancien Testament viennent très majoritairement de ce texte, savait que le Nom ineffable était rendu par κγριος, Seigneur. « Je suis Jésus que tu persécutes » répond le Christ pour qui toute persécution de ceux qui sont dans la Voie est une persécution contre Lui.

La révélation du Fils de Dieu à saint Paul qui devient apôtre

Plus loin, toujours dans ce neuvième chapitre des « Actes des Apôtres » le Seigneur, pour répondre aux craintes d’Ananias qui connaissait la sinistre réputation du pharisien zélé Saul, dit : « Va, car cet homme m’est un instrument de choix pour porter mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites » (Ac. IX, 15). Vocation prophétique décrite en des termes qui sont ceux des grands prophètes d’Israël : Jérémie et Isaïe. Quand Paul rend compte de son appel aux Galates, il dit : « Mais quand Celui qui, dès le saint maternel, m’a mis à part et appelé par sa grâce, daigna révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce aux païens » (Ga. I, 15-16) il est aisé de remarquer la proximité avec l’appel de Jérémie : « Avant de te façonner dans le ventre, je te connais et avant que tu sortes de la matrice, je t’ai sanctifié et je t’ai établi prophète parmi les nations » (Jr. I, 5 LXX). Jérémie est réservé, mis à part par le Saint d’Israël et sa mission prophétique va lui être révélée. De même en Isaïe, lorsque parle le Serviteur : « Depuis le ventre de ma mère, il m’a appelé par mon Nom » (XLIX, 1) et plus loin : « je t’ai destiné à être la lumière des nations pour être mon salut jusqu’à l’extrémité de la terre » (XLIX, 6). Cette vocation prophétique est porteuse d’une révélation.

Il importe de bien comprendre l’évènement advenu sur le chemin de Damas, dans toute sa profondeur. Certes, il s’agit bien d’une conversion marquée par la soudaineté. Le pharisien fanatique qui fut pourtant disciple de Gamaliel à Jérusalem, grande figure de la sagesse en Israël, est retourné en un instant et passe de l’état de persécuteur à celui de fidèle du Christ investi d’une mission apostolique « moi, naguère un blasphémateur, un persécuteur, un insulteur. Mais il m’a été fait miséricorde parce que j’agissais par ignorance, étranger à la foi ; et la grâce de notre Seigneur a surabondé avec la foi et l’amour qui est dans le Christ Jésus […] Et s’il m’a été fait miséricorde, c’est pour qu’en moi, le premier, Jésus Christ manifestât toute sa patience, faisant de moi un exemple pour ceux qui doivent croire en lui en vue de la vie éternelle » (I Tim. I, 13-16). De même qu’il est renversé sur le chemin de Damas, il tombe sous l’emprise irrésistible du Christ et de sa grâce. S’adressant plus tard aux Philippiens : « Non que je sois déjà au but, ni déjà devenu parfait ; mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, ayant été saisi moi-même par le Christ Jésus » (Phil. III, 12). Lui le fougueux, l’irascible, s’abandonne à la douce emprise mais ô combien exigeante du Christ et de sa grâce et devient un instrument docile entre les mains du Seigneur, comme ce fut le cas pour les prophètes d’Israël.

Sur le chemin de Damas, Paul est l’objet d’une vision du Christ, d’une révélation du Fils de Dieu. L’Apôtre parlera dans l’épître aux Galates d’un Évangile reçu et enseigné par une révélation de Jésus Christ, « l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas à mesure humaine : ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par une révélation de Jésus Christ » (I, 12). La révélation dont Paul est gratifié s’inscrit dans le cadre d’une investiture apostolique en vue d’une mission. « Mais quand Celui […] daigna révéler en moi son Fils… » selon le verset déjà cité de Galates I, contient dans sa version grecque la préposition έν, έν έμοὶ, en moi, suggère que la révélation n’est pas pour lui mais en vue d’une mission « pour que je l’annonce parmi les païens » (v. 16b). Paul est investi apôtre de Jésus Christ et cette révélation du Fils de Dieu doit passer à travers lui pour être proclamée parmi les païens. Il est l’instrument par lequel l’Évangile qu’il a reçu par révélation doit être annoncé aux païens. Il doit se faire transparent à lui pour être le digne instrument de son annonce et de sa propagation. C’est sa vie elle-même qui devient Évangile au point qu’il dira aux Galates « ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (II, 20). Notons qu’après l’évènement de Damas, Paul part pour trois ans en Arabie, en fait dans la région nabatéenne probablement et monte ensuite à Jérusalem où il est vérifié par les Apôtres, témoins oculaires de la vie du Christ mort et ressuscité. Une deuxième remarque : dans son activité missionnaire, saint Paul commence toujours par prêcher dans les synagogues où il démontre à l’aide de l’Écriture que Jésus est bien le Messie attendu « Dans l’exposé qu’il leur fit [aux Juifs de Rome] il rendait témoignage du Royaume de Dieu et cherchait à les persuader au sujet de Jésus, en partant de la Loi de Moïse et des Prophètes » (Ac. XXVIII, 23). Mais vis-à-vis des païens les controverses messianiques avec les Juifs sont sans intérêt, et si Paul reconnait Jésus comme le Messie attendu, ici, dans la révélation reçue, c’est le Fils de Dieu, non pas dans le sens où certains écrits de l’Ancien Testament parlent de l’Oint comme fils (adoptif) de Dieu, mais comme Fils engendré éternellement par le Père. Dieu est Père de toute éternité et le Fils est dans le sein du Père de toute éternité. L’enseignement de saint Paul, qui découle de cette révélation au cours de laquelle il est institué Apôtre des nations, est centré sur le Christ « mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, la plupart d’entre eux demeurant jusqu’à présent et quelques-uns se sont endormis ; ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Et en tout dernier lieu il m’est apparu à moi aussi, comme à l’avorton » (I Cor. XV, 3b-8). Paul désigne le Christ comme le Seigneur « Jésus est Seigneur » (I Cor. XII, 3), « Fils de Dieu » (Rm. I, 4) en qui « habite corporellement la plénitude de la Divinité » (Col. II, 9), plénitude à laquelle nous sommes associés par grâce si nous suivons le Maître, ajoute l’épître.

Conclusion

C’est la révélation du Christ ressuscité, du Fils de Dieu, sur le chemin de Damas, qui donne tout son sens à la vocation de l’Apôtre, appelé à être l’instrument entre les mains du Seigneur, par lequel son Évangile sera proclamé aux païens. Selon l’Apôtre, c’est l’union au Christ ressuscité, au Christ en gloire qui est le principe de la vie nouvelle. Saint Paul n’ignore pas le Christ souffrant, tant la Croix vivifiante est au cœur de ses écrits. Mais c’est le Fils de Dieu glorifié qui s’est révélé à lui. C’est pourquoi, s’adressant à l’Église qui est à Colosses, saint Paul l’exhorte en ces termes : « Du moment donc que vous êtes ressuscités avec le Christ [par le saint baptême] recherchez les choses d’en haut, là où se trouve le Christ assis à la droite de Dieu. Songez aux choses d’en haut, non à celles de la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu : quand le Christ sera manifesté, lui qui est votre vie, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui pleins de gloire » (Col. III, 1-4). Pour obéir à la vocation générale des membres du Corps du Christ et à la vocation particulière de chaque âme chrétienne, connue et aimée par Dieu dans sa préscience, prédestinée à être configurée par grâce au Fils Unique-engendré, saint Paul demande de se revêtir des vertus comme il convient à des élus de Dieu, à des saints, à des bien-aimés (Col. III, 12) « Avec cela, que la paix du Christ règne dans vos cœurs : tel est bien le terme de l’appel qui vous a rassemblés en un même Corps. Enfin vivez dans l’action de grâces » (Col. III, 15).

P. Gérard Reynaud

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