« Le christianisme ne crée pas les civilisations, les cultures, il les sauve : il les pénètre, les assume, les reprend et les modèle conformément à sa perspective propre : il supprime ce qui est inconciliable avec l'Esprit de l'Évangile, transforme ce qui ne peut être accepté sans transposition, corrige ce qui est dévié, conserve ce qui est bon, exalte ce qui n'avait pas pu atteindre sa perfection »
Henri-Irénée Marrou.
C'est un devoir sacré pour l'Église du Christ de proclamer « à temps et à contre-temps » l'Heureuse Annonce du salut, c'est l'essence même de sa mission, hier comme dans la succession des générations et jusqu'à aujourd'hui, depuis les saints Apôtres du Seigneur jusqu'à nous. Le Christ commande à ses disciples : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous pour toujours, jusqu'à la fin du monde » (Mt. 28,19-20).
En premier lieu, voyons ce que signifie ce substantif kérygme, κηρύγμα. Dans le Nouveau Testament on entend par kérygme, la prédication, la proclamation, ainsi que le dit saint Paul : « Le Seigneur, lui, m'a assisté et m'a rempli de force afin que, par moi, le message fût proclamé et qu'il parvînt aux oreilles de tous les païens » (II Tim.4,17), mais aussi le contenu du message et l'acte même de sa proclamation. Les éléments fondamentaux du kérygme sont exprimés dans la première épître aux Corinthiens : « Je vous ai transmis tout d'abord ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze... » (I Cor.15,3-5).
C'est pourquoi, comme le dit saint Pierre dans son discours devant le sanhédrin de Jérusalem, il n'y a qu'un seul sauveur « Jésus Christ le Nazaréen […] C'est lui la pierre que vous, les bâtisseurs, avez dédaignée, et qui est devenue la pierre d'angle. Car il n'y a pas sous le ciel d'autre Nom donné aux hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Ac.4,10b-11). Mystère de piété si admirablement exprimé dans cet hymne : « Dieu a été manifesté dans la chair, justifié dans l'Esprit, vu des Anges, proclamé chez les païens, cru dans le monde, enlevé dans la gloire1 » (I Tim.3, 16).
Au jour de la Pentecôte, nous dit le livre des Actes des Apôtres : « Tous [les Apôtres] furent remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer » (Ac. 2,4). Sans crainte devant les dangers, les tribulations, les persécutions, les Apôtres du Seigneur remplis désormais de la puissance de l'Esprit Saint, vont être les hérauts (κῆρυξ, héraut (2)) du kérygme afin que l'Heureuse Annonce de l'Évangile se répande par toute la terre habitée. Et de fait, par les missions apostoliques dont les Actes rendent compte, l'annonce de l'Évangile parviendra jusqu'à Rome, au cœur de l'empire. Ce kérygme qui doit être proclamé, du verbe κηρύσσω, ne manque pas de susciter l'hostilité, selon la parole de saint Paul : « Nous proclamons nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (I Cor.1,2-3). Mais malgré l'hostilité du monde, le levain évangélique va peu à peu faire lever une nouvelle pâte humaine, purifier les cultures dans lequel il va pénétrer. C'est le baptême des nations.
Les Actes nous racontent l'expansion rapide de la Parole de l'Évangile et les premiers Pères apostoliques, successeurs immédiats des Apôtres proclameront le kérygme jusqu'au martyre pour un grand nombre d'entre eux et il en sera de même pour les Pères des premiers siècles. Pour saint Irénée de Lyon, le kérygme c'est la prédication des saints Apôtres et de leurs disciples. Saint Irénée, qui s'inscrit dans une chaîne de transmission qui remonte à saint Jean le Théologien, le disciple bien-aimé du Seigneur, via son père spirituel saint Polycarpe, évêque de Smyrne et martyr, et Papias de Hiérapolis. Dans son « Contre les Hérésies » Irénée déclare : « En effet, l'Église, bien que dispersée dans le monde entier, jusqu'aux extrémités de la terre, ayant reçu des Apôtres et de leurs disciples la foi en un seul Dieu, Père tout-puissant […] et en un seul Christ Jésus, le Fils de Dieu qui s'est incarné pour notre salut, et en l'Esprit Saint qui a proclamé par les prophètes les 'économies'... »3. À cette confession de foi, sont liés les éléments fondamentaux du kérygme dans la suite du texte. Irénée ajoute un peu plus loin : « ayant donc reçu cette prédication et cette foi […] l'Église […] les garde comme n'habitant qu'une seule maison, elle y croit de manière identique, comme n'ayant qu'une seule âme et qu'un même cœur et elle les prêche, les enseigne, les transmet d'une voix unanime, comme ne possédant qu'une seule bouche »4.
Ce kérygme doit être proclamé au monde car le Christ est venu pour le salut des hommes, pour nous libérer de l'esclavage du péché et de sa puissance de mort. Au philosophe païen Celse, ennemi déclaré de l'Église et qui accuse les chrétiens d'être une secte détestable, de cacher leur doctrine, Origène d'Alexandrie (IIIe siècle), dans son « Contre Celse » qui est une apologie monumentale ainsi qu'un traité de foi et de vie chrétienne, oppose cette réponse très ferme : « ...Ensuite, puisqu'il [Celse] appelle souvent secrète notre doctrine, il faut aussi le réfuter sur ce point. Le monde presqu' entier connaît la prédication des chrétiens, mieux que les thèses favorites des philosophes. Qui donc ignore de Jésus sa naissance d'une vierge, sa crucifixion, sa résurrection, objet de foi pour un grand nombre et la menace d'un jugement de Dieu qui, selon leurs mérites, punira les pécheurs et récompensera les justes ? Bien plus, le mystère de la résurrection, parce qu'il n'est point compris, est la risée incessante des incroyants. Dire que sur ces points notre doctrine est secrète, c'est le comble de l'absurdité »5.
Citons enfin Eusèbe de Césarée (IIIe-IVe siècles), qui dans sa très précieuse « Histoire ecclésiastique » identifie le kérygme avec la prédication qui résume toute l'histoire du salut en Jésus Christ, ainsi que l'activité missionnaire des Apôtres et des premières Églises fondées par eux : « les successions des saints Apôtres, ainsi que les temps écoulés depuis notre Sauveur jusqu'à nous, toutes les grandes choses que l'on dit avoir été accomplies le long de l'histoire ecclésiastique... » Ainsi commence les premières lignes du premier volume de cette Histoire, sans laquelle nous ne saurions que bien peu de choses sur l'Église des premiers temps.
Alors que le kérygme doit être proclamé, publié, prêché, crié sur tous les toits, les dogmes sont, quant à eux, des vérités divines vécues dans l'Église-famille de Dieu et leur enseignement est destiné à ceux et celles qui ont reçu la sainte Illumination ou à ceux qui sont enseignés pour la recevoir. C'est tout le sens des « Catéchèses mystagogiques » de saint Cyrille de Jérusalem par exemple ou des « Catéchèses baptismales » de saint Jean Chrysostome6. Au même siècle, quatrième du nom, saint Grégoire le Théologien affirme dans ses « Poèmes de l'Arcane » : « Ma parole s'adresse à ceux qui sont purs ou en voie de l'être »7.
Nous avons vu la raison première pour laquelle le kérygme doit être proclamé : le commandement du Seigneur lui-même, tel qu'il est rapporté dans l’Évangile de saint Matthieu, au chapitre 28 déjà cité : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples... ». Cette proclamation a une visée missionnaire explicite : baptiser les nations, baptiser les cultures et tout ce qu'elles contiennent, les mœurs, les comportements, etc. Désormais, puisque « le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn.1,14)nulle culture humaine n'est étrangère au Christ. À travers chaque génération, le Saint Esprit guide l'Église pour accomplir son ministère prophétique d'annoncer le Royaume qui vient et pour porter la Lumière du Christ, malgré l'hostilité de ce monde, aux hommes qu'elle rencontre. Cela s'appelle l'inculturation de la foi qui est un long processus historique de discernement, de purification, de dialogue, pour conserver dans une culture ce qui est conforme à la foi ou, au contraire, pour en rejeter ce qui lui est contraire.
Nous allons donc voir comment cette inculturation a été vécue par nos premiers Pères dans la foi et nous poser la question légitime de savoir comment l'Orthodoxie chrétienne d'aujourd'hui peut inculturer la foi dans un monde occidental sécularisé, individualiste à outrance, consumériste jusqu'à la nausée, hostile à la foi qu'il relègue au musée, et dont le « modèle » tend à devenir planétaire. Il serait bien sûr prétentieux d'avoir la réponse, car tout dépend essentiellement de notre fidélité au dépôt de la foi reçue des Apôtres et de notre capacité à nous laisser conduire par l'Esprit Saint qui nous mène au Christ, lui qui a vaincu le monde et ses puissances ténébreuses.
L'inculturation est un processus vivant fondé sur la prière, la vie en Christ, le témoignage de l'Église et ceux que les fidèles chrétiens donnent au monde, témoignages de l'amour du Christ pour nous, jusqu'au martyre, à l'époque de l'Église ancienne, mais aussi à toutes époques, y compris la nôtre où les exemples ne manquent pas. Ce processus dynamique, nous le savons par l'histoire de l'Église, met en œuvre et mobilise toutes les ressources de l'intelligence guidée par l'Esprit Saint et si nous parlons au présent d'un processus qui est advenu il y a de nombreux siècles, c'est qu'il doit en être de même pour nous aujourd'hui. L'expansion de la foi, comme cela a été dit plus haut, fut rapide, selon le témoignage du livre des « Actes des Apôtres ». Les Églises engendrées par la prédication apostolique essaimèrent dans toutes les contrées de l'Empire, très largement dominé par la culture hellénistique caractérisée par une religiosité populaire relativiste, un fort syncrétisme des courants philosophiques, une multiplicité de religions à mystères, des gnoses aux spéculations toutes plus fantasmagoriques les unes que les autres et des cultes « officiels » qui sont des coquilles vides, qui n'ont plus d'autre fonction que d'assurer par leurs rites la cohésion des cités et de l'Empire.
On estime généralement que cette longue période hellénistique commence avec la conquête d'Alexandre le Grand (IVe siècle avant Jésus Christ) et perdure plusieurs siècles après l'Incarnation du Verbe de Dieu, période où l'hellénisme va s'étendre à tout le bassin méditerranéen et même au-delà, ce qui le mettra en contact avec les religions orientales. Pour autant, il faut se garder d'être réducteur : dans ce monde foisonnant il existe d'authentiques préoccupations spirituelles, une conception de la philosophie comme un « art de vivre ». Aujourd'hui, on chercherait en vain de telles préoccupations dans un sécularisme conquérant, de plus en plus totalitaire et qui représente une abdication de l'intelligence humaine face aux questions essentielles du sens de la vie. Notons, pour la période ancienne que nous considérons, que la culture dominante se montre largement hostile ou indifférente à la foi chrétienne et leur rencontre va être marquée par des antagonismes, de rudes conflits, des incompatibilités, mais grâce à Dieu, pas seulement cela, comme nous le verrons.
Quand commence l'inévitable confrontation entre la vigoureuse foi chrétienne des commencements et la culture hellénistique dominante ? Dès le début de la proclamation du kérygme si l'on en croit le récit des « Actes des Apôtres ». Chassés d'Iconium en Grande Grèce, Paul et Barnabas se rendent à Lystre où saint Paul guérit un impotent « qui n'avait jamais marché ». « À la vue de ce que Paul avait fait, la foule éleva la voix et dit en langue lycaonienne : les dieux sous une forme humaine sont descendus vers nous. Ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce que c'était lui qui portait la parole. Le prêtre de Jupiter dont le temple était à l'entrée de la ville, amena des taureaux avec des bandelettes vers les portes, et voulait de même que la foule, offrir un sacrifice. Les Apôtres Barnabas et Paul, ayant appris cela, déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent au milieu de la foule en s'écriant : O hommes pourquoi agissez-vous de la sorte ? Nous aussi, nous sommes des hommes de la même nature que vous ; et vous apportant la Bonne Nouvelle, nous vous exhortons à renoncer à ces choses vaines, pour vous tourner vers le Dieu vivant qui a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve » (Ac. 14. 14-15).
Autre rencontre hautement significative pour le sujet qui nous occupe : celle qui eut lieu à Athènes et qui est célèbre entre toutes. Paul n'aime guère cette cité prestigieuse en ce temps-là, parce qu'elle est remplie d'idoles. Les Actes rapportent : « Il sentait au-dedans de lui son esprit s'irriter, à la vue de cette ville pleine d'idoles » (Ac. 17, 16). Quand on connaît le caractère de l'Apôtre, on imagine aisément le bouillonnement intérieur qui a dû s'emparer de lui ! Nous savons que la rencontre à l'Aréopage fut précédée par des entretiens à la synagogue de la cité et, chaque jour sur la place publique où, toujours selon les Actes : « Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui » (Ac. 17, 18), et qui se moquaient de lui lorsqu'il annonçait la résurrection du Christ.
Puis c'est la fameuse prédication kérygmatique à l'Aréopage, connue de tous, et comme le texte des Actes qui la rapporte est assez long, nous n'allons citer ici que deux courts fragments : « Paul debout au milieu de l'Aréopage dit : 'Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. Car parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j'ai même découvert un autel avec cette inscription : Au Dieu inconnu ! Ce que vous révérez sans le connaître, c'est ce que je vous annonce' » (Ac. 17, 22-23). L'Apôtre parle ensuite de ce Dieu inconnaissable, Auteur de vie et Providence pour les hommes, puis il ajoute : « Il a voulu qu'ils cherchent le Seigneur et qu'ils s'efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l'être. C'est ce qu'on dit aussi quelque-uns de vos poètes : nous sommes de sa race […] Ainsi, étant de la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l'or, à de l'argent, ou à de la pierre, sculptés par l'art et l'industrie des hommes » (Ac. 17, 27-29). On sait que l'entretien à l'Aréopage sera écourté. Lorsque Paul annoncera la résurrection du Christ, il sera à nouveau objet de moqueries des uns et d'autres lui dirent : « Nous t'entendrons là-dessus une autre fois ». Cependant quelques-uns crurent, dont Denys l'Aréopagite.
Ce récit a son importance parce qu'il nous permet de discerner les éléments que nous retrouverons dans toutes les Apologies de la foi chrétienne en milieu païen et en particulier celles du IIe siècle de l'ère chrétienne et bien au-delà. D'abord, comme saint Paul veut aider les Athéniens à sortir de leur ignorance, il s'efforce de trouver quelques analogies avec son message lorsqu'il dit aux membres de l'Aréopage qui l'écoutent, qu'ils vénèrent le vrai Dieu sans le connaître. Il évoque également l'Auteur de toutes choses et l'ordre du monde, idée reprise au début de l'épître aux Romains et nous savons quelle importance accorde le système stoïcien à ce concept d'ordre du monde. Mais il affirme que partant de l'observation de l'ordre du monde, on peut et on doit, sous peine d'être « inexcusable », comme l'est l'athéisme moderne, monter vers l'Auteur de la création, celui qui donne la vie et l'être à toute créature.
De plus, il nous faut remarquer que le pharisien Saül disciple de Gamaliel, devenu Paul apôtre du Christ, originaire de Tarse, ville hellénistique s'il en est, en disant : « Nous sommes de sa race », démontre sa connaissance des lettres grecques puisqu'il fait référence à un poète du VIe siècle avant le Christ, Epidémide, pour qui l'homme est de la race de Dieu, ce que Paul reprend à son compte. Et visiblement il ne le fait pas pour faire assaut d'érudition mais pour toucher le cœur de son auditoire et le conduire au vrai Dieu. Il est important de voir comment procède l'Apôtre des nations. Aux Juifs qu'il rencontre dans les synagogues des cités traversées durant les voyages missionnaires, il annonce le Christ comme accomplissement de la Prophétie et pour l'Apôtre, un grand nombre de ces Juifs font preuve d'ignorance de cette même Prophétie en ne reconnaissant pas celui qui pourtant est annoncé par elle de façon toujours plus claire, au fur et à mesure qu’approche l'incarnation du Verbe, selon le dessein du Père.
Quant aux païens idolâtres pour qui la divinité n’est que le miroir des turpitudes et des errements des hommes, ils sont eux aussi dans l'ignorance, incapables qu'ils sont de découvrir le Dieu unique à travers la création et c'est pour cette raison qu'ils sont sous la colère de Dieu : « Ce qu'il y a d'invisible depuis la création du monde se laisse voir à l'intelligence à travers ses œuvres, son éternelle puissance et sa divinité, en sorte qu'ils sont inexcusables... » (Rm.1, 20). À quoi il faut ajouter, toujours en ce qui concerne les thèmes du discours paulinien, l'appel à la conversion, au repentir devant Dieu : « Dieu fait maintenant savoir aux hommes d'avoir tous et partout à se repentir » (Ac. 17, 30b), le Christ ayant reçu du Père le Jugement, « offrant à tous une garantie dans la résurrection des morts » (Ac. 17, 31b).
Les principaux thèmes de cette prédication kérygmatique, nous les retrouveront dans les « Apologies » des IIe et IIIe siècles et il faut noter que dans cet affrontement avec le paganisme hellénistique, l'Église ancienne reprendra pour une part l'héritage du judaïsme alexandrin, celui de Philon, attaché à une double fidélité : la Loi de Moïse et le Logos des Grecs. Il est indéniable que la prestigieuse École chrétienne d'Alexandrie, celle de Pantène, de Clément et d'Origène, dans son œuvre d'inculturation cherchera, dans la fidélité à la foi au Christ, à « baptiser » la philosophie avec toutes les limites qu'une telle entreprise comporte. Nous verrons dans la deuxième partie comment cette œuvre d'inculturation de la foi a été menée par les anciens Pères.
P. Gérard Reynaud
Notes :

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