Ajouté le: 13 Avril 2017 L'heure: 15:14

La voie vers le Saint et Grand Concile de l’Église Orthodoxe réuni en Crète

Comme nous avons pu l’observer dans le texte précédent, l’Église a assumé la conciliarité, dès les débuts de son organisation, comme un cadre de manifestation de la communion, à partir du modèle offert par le Concile apostolique. La nature conciliaire a été mise en valeur aussi dans sa dimension canonique, à travers l’exigence exprimée par les Saints canons d’intégrer à la communion conciliaire tous les aspects d’ordre doctrinaire, pastoral et disciplinaire.

Pendant la seconde moitié du 19siècle et le début du 20siècle, les leviers économiques mûs par le phénomène d’industrialisation ont eu comme conséquence non seulement une révolution économique mais aussi un changement radical de la manière de communiquer et d’interagir. Dans ce contexte, les idées d’émancipation nationale exprimées dans le cadre du processus de constitution des Etats-Nations en Occident ont pénétré également au sein des peuples des Balkans, consolidant l’identité des nations qui vont constituer, durant la seconde moitié du 19siècle, les nouveaux Etats nationaux, parmi lesquels certains sont majoritairement orthodoxes. A la même époque, partant de l’émancipation nationale, on est arrivé au désir d’émancipation ecclésiastique, et on a sollicité le respect du droit d’auto-détermination y compris au niveau ecclésial. Le patriarcat œcuménique, qui voyait enclencher ce processus sur son territoire canonique, a regardé avec réserve la perspective de la constitution de nouvelles églises autocéphales, l’une des raisons invoquées étant le fait qu’une telle décision ne pouvait être prise qu’à travers un nouveau concile œcuménique. A la même époque, sous l’influence des courants illuministes et humanistes, les États sont arrivés petit à petit à tracer une trajectoire économique et socio-culturelle distincte de la perspective ecclésiastique, l’agenda public englobant ainsi des aspects liés à la généralisation des échanges économiques, qui ont conduit au besoin d’uniformiser le calendrier au niveau des États. L’introduction dans la législation civile des considérations liées à la liberté religieuse et de conscience a mené à son tour au besoin d’officialiser les relations entre les cultes reconnus au niveau de chaque pays. L’influence de plus en plus importante des courants idéologiques sécularistes a conduit à l’introduction des procédures civiles pour le mariage et le divorce qui ont affecté d’une manière non uniforme la pratique ecclésiastique des différentes Églises autocéphales.

Si aux problèmes régionaux les réponses ont été données constamment par des conciles régionaux, étant donné que tous ces nouveaux défis avaient un impact sur l’Église dans sa totalité, on ressentait le besoin de réponses unitaires qui ne pouvaient être données qu’à travers la manifestation de la communication et de la communion au niveau général ou universel.

Dans un tel contexte, le 12 juin 1902, le Patriarche Joachim III a adressé aux Églises Orthodoxes autocéphales une encyclique dans laquelle il a souligné l’importance d’une meilleure communication entre les Églises Orthodoxes, lançant l’initiative de l’organisation de rencontres panorthodoxes.

a. Les premiers pas vers une nouvelle organisation de la manifestation conciliaire au niveau général

Malgré la conscience des évolutions sans précédent de la société et le besoin de l’expression cohérente au niveau de l’Église orthodoxe du monde entier, évoquer la possibilité de la réunion d’un Concile panorthodoxe paraissait aux yeux de beaucoup comme dépourvu de réalisme. Souvent pour différents problèmes, l’appel à une réponse venant d’un nouveau Concile œcuménique était pour certains une manière de remettre sine die la solution des problèmes en question. Malheureusement, les premières décennies du 20e siècle ont montré que la globalisation n’amène pas seulement la généralisation des échanges économiques et socio-culturels, mais aussi une amplification des conflits.

Dans ce contexte, plusieurs Églises autocéphales ont exprimé leur disponibilité de principe pour le dialogue inter-orthodoxe1, mais on constatait encore une réserve quant à un projet conciliaire concret.

Le 8 février 1923, dans une lettre adressée aux Primats des Églises orthodoxes autocéphales, le Patriarche Mélétios IV a montré l’importance de la consolidation des relations inter-orthodoxes, et a invité les Églises autocéphales à envoyer des délégations à Constantinople pour un congrès panorthodoxe. Cette réunion s’est concrétisée la même année mais y ont participé seulement le Patriarcat œcuménique, l’Église de Serbie, l’Église de Roumanie, l’Église de Chypre et l’Église de Grèce.2 Malgré tous les inconvénients, cet événement a été un premier pas vers une communication inter-orthodoxe organisée et avec une reconfiguration de la manifestation de la coresponsabilité des Églises autocéphales.

L’année suivante, le 27 mai 1924, le prochain patriarche œcuménique Grégoire VII a transmis à toutes les Églises autocéphales une encyclique par laquelle il convoquait pour l’année 1926 un Concile Panorthodoxe. Cette initiative a été reçue avec réserves même par certaines Églises qui ont participé à la réunion de 1923, qui considéraient qu’un tel événement devait être solidement préparé, y compris par l’organisation d’une rencontre conciliaire préparatrice3. Devant de telles attitudes, l’initiative a été suspendue, et on a opté pour l’organisation de réunions inter-orthodoxes préparatrices.

Dans ce contexte, le Patriarche de Constantinople, Basile III, le 1er mai 1926, a transmis une encyclique aux Primats des Églises orthodoxes, afin de proposer l’organisation de conférences préparatrices. L’initiative a été reçue avec une certaine ouverture, mais seulement le prochain Patriarche œcuménique, Photios II, a réussi à organiser une rencontre panorthodoxe, en 1930, au Mont Athos, au monastère de Vatopédi. Celle-ci a eu pour objectif principal de faciliter la communication inter-orthodoxe. A Vatopédi, où étaient présentes toutes les Églises orthodoxes, à l’exception de l’Église de Russie, on a consolidé l’idée de réunir un proconcile, une réunion conciliaire préparatrice, constituée autour du Patriarche de Constantinople par deux hiérarques de chaque Église autocéphale et deux théologiens tout au plus, dans laquelle soient discutés 17 sujets, regroupés dans 6 thèmes généraux :

a) La promotion des relations inter-orthodoxes

b) La solution de problèmes portant directement sur la vie et la discipline dans l’Église Orthodoxe,

c) Les relations de l’Église Orthodoxe avec les autres églises chrétiennes

d) Le problème du calendrier

e) Le problème concernant le statut de l’Église Orthodoxe d’Amérique

f) L’activité des Églises Orthodoxes dans le cadre des peuples dont elles font partie.

On ne préconisait pas pour ce futur Proconcile des compétences décisionnelles qui mènent à l’adoption de décisions obligatoires pour toute l’Église Orthodoxe, mais c’était en premier lieu un forum préparateur, une instance de concertation du dialogue inter-orthodoxe. Par la même occasion on a évoqué le besoin de constituer un Concile Permanent de l’Église Orthodoxe, mais cette initiative n’a pas reçu un caractère officiel4.

La deuxième guerre mondiale a ralenti le processus de collaboration inter-orthodoxe mais les événements déjà vécus ont marqué la conscience d’un besoin de collaboration systématique entre les Églises autocéphales.

A la fin de la deuxième guerre mondiale, à l’occasion de la commémoration des 500 ans de la proclamation de l’autocéphalie de l’Église Orthodoxe Russe, on a organisé à Moscou une conférence orthodoxe où seules les délégations du Patriarcat de Jérusalem et de l’Église de Chypre étaient absentes. Profondément marquée par le nouveau contexte politique, la Conférence de Moscou a abordé le problème des relations avec le Vatican, la problématique de la validité des ordinations anglicanes, le positionnement de l’Église Orthodoxe face au mouvement œcuménique et le problème du Calendrier. La décision la plus importante, avec un impact sur toute l’Église Orthodoxe, a concerné le rapport des Églises Orthodoxes à la célébration de Pâques ; on est arrivé à la conclusion qu’au centre du problème du calendrier se situe l’établissement de la date de Pâques et on a précisé que cette date doit être calculée pour toutes les Églises Orthodoxes d’après la Paschalia alexandrine qui utilise le calendrier julien5.

La revigoration effective de l’initiative de la préparation du Grand Concile de l’Église Orthodoxe a eu lieu sous le Patriarche œcuménique Athénagoras, qui en 1951 a adressé aux primats des Églises Orthodoxes une première lettre dans laquelle il a fait une invitation officielle à une démarche de communion et de témoignage orthodoxes. En vertu des réserves de certaines Églises orthodoxes autocéphales qui évoquaient l’insuffisante préparation des Églises pour de telles réunions, une deuxième lettre a été adressée par le même Patriarche en 1952. Cette fois-ci les réponses ont été plus favorables, et on a pu constater l’existence d’un consensus en ce qui concerne le besoin d’organiser des réunions qui expriment de la manière la plus cohérente possible la communion orthodoxe au niveau général.

b. Le lancement du processus de conciliarité

A partir de l’initiative du Patriarche Athénagoras, s’est réuni à Rhodes en 1961 la première Conférence Panorthodoxe qui lançait le processus de préparation du Saint et Grand Concile de l’Église Orthodoxe.

Cette réunion a procédé à une réévaluation des préoccupations des Églises Orthodoxes autocéphales concernant le dialogue inter-orthodoxe et a établi une liste d’une centaine de sujets ayant besoin de clarification, de manière à ce que la manifestation de la communion orthodoxe, au niveau à la fois doctrinaire et liturgique, soit exprimée de façon cohérente.

Les prochaines Conférences Panorthodoxes de Rhodes, en 1963 et 1964, ont été marquées par le contexte interconfessionnel européen et par la personnalité du Patriarche Athénagoras qui a fait de la consolidation des relations interchrétiennes en Europe un objectif principal, apprécié par les uns et critiqué de manière véhémente par les autres.

La 4e Conférence Panorthodoxe s’est réunie à Chambésy en 1968 et a eu pour vocation de faire un pas décisif dans la clarification de la manière dont on pouvait avancer vers la réunion d’un Saint et Grand Concile, en fondant les organismes qui ont assuré la cohérence du parcours conciliaire. C’est ainsi qu’a été fondée la Commission préparatrice et son Secrétariat, et qu’on a initié l’organisation de Conférences Panorthodoxes Préconciliaires qui ont reçu le mandat de passer à l’organisation effective du Saint et Grand Concile.

c. La systématisation des procédures préparatrices et l’établissement de l’Ordre du Jour du Saint et Grand Concile

Partant de la décision de 1968, fut organisée en 1976, toujours à Chambésy, la première Conférence Préconciliaire Panorthodoxe, qui est passée à l’évaluation effective des perspectives, de la manière la plus réaliste possible. A cette occasion on a constaté que les thèmes mis en discussion en 1961, tout en soulignant des problèmes réels, qui doivent être approfondis et clarifiés, introduisent une si grande diversité dans le champ de travail qu’il y a le risque de mettre en danger une avancée cohérente et efficace. Après des débats et des propositions diverses, on est arrivé à retenir, dans la multitude de sujets évoqués, 10 thèmes qui ont été considérés comme un ordre du jour du Saint et Grand Concile de l’Église Orthodoxe. Ces thèmes sont :

1) Le calendrier

2) Les empêchements au mariage ;

3) L’adaptation des règles du carême aux conditions contemporaines ;

4) Les relations de l’Église Orthodoxe avec d’autres églises et confessions chrétiennes ;

5) Les relations de l’Église Orthodoxe avec le mouvement œcuménique ;

6) Les relations de l’Église Orthodoxe avec le monde ;

7) La diaspora orthodoxe ;

8) L’autocéphalie et sa manière de proclamation ;

9) L’autonomie et sa manière de proclamation ;

10) Les dyptiques.

A côté de cette systématisation des objectifs, la Conférence préconciliaire panorthodoxe de 1976 a précisé également une méthode concrète de travail. C’est ainsi que le Secrétariat pour la préparation du Saint et Grand Concile, établi à Chambésy, avait la mission d’être un organisme de communication avec toutes les Églises autocéphales, en reprenant les différentes propositions et en élaborant un rapport de synthèse. Ce rapport était analysé par le Comité inter-orthodoxe, et après être complété et formulé en un document de manière acceptable pour toutes les délégations des Églises Orthodoxes présentes, il était transmis à chaque Saint Synode, pour être ratifié ou commenté. Le Secrétariat centralisait les ratifications et les commentaires en en tenant compte dans le processus d’élaboration d’un texte final qui devait être discuté dans le cadre de la Conférence Préconciliaire. Le Secrétariat, le Comité Inter-orthodoxe et la Conférence Préconciliaire étaient coordonnés par le représentant du Patriarcat œcuménique, qui avait le rôle d’entreprendre toutes les démarches pour favoriser le dialogue en vue de la manifestation du consensus.

A partir de ce moment, nous pouvons dire que le système de préparation du Saint et Grand Concile, initié avec beaucoup d’hésitations, a commencé à être véritablement stable et cohérent.

Quelques années plus tard, en 1982, apparaissent aussi les premiers résultats de cette méthode, lors de la discussion des thèmes des empêchements au mariage, la problématique liée au carême et celle qui concerne le calendrier.

En 1986, dans le cadre de la Troisième Conférence Préconciliaire de Chambésy, on a abordé le problème de la contribution de l’Église Orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité, de l’amour entre les peuples, les relations de l’Église Orthodoxe avec le mouvement œcuménique et avec l’ensemble du monde chrétien, et on a continué la discussion de la problématique du carême.

La Conférence a élaboré un Règlement des conférences préconciliaires et des Commissions inter-orthodoxes pour rendre leur activité plus efficace. Étant donné que l’objectif du dialogue inter-orthodoxe est de consolider la communion, on est arrivé à la conclusion que la manière de prendre des décisions dans les Commissions et les Conférences doit être celle du consensus, et la méthode du vote majoritaire a été réservée à des aspects de procédure.

Après la chute des régimes communistes, on est entré dans une nouvelle étape du dialogue inter-orthodoxe et, partant, de la préparation de la réunion du Saint et Grand Concile.

Le nouveau Patriarche œcuménique Bartholomée a essayé de rendre plus dynamique le processus en organisant en 1990 et 1993 deux commissions préparatrices, à l’occasion desquelles on a discuté les problématiques de la diaspora et de l’autocéphalie. Comme un prolongement des discussions en marge de la diaspora orthodoxe, a été organisé en 1995 un Congrès des canonistes, à Chambésy, qui a préparé un règlement des Assemblées épiscopales de la diaspora orthodoxe.

Le patriarche Bartholomée a marqué le processus de préparation du Saint et Grand Concile par l’intégration à ce processus d’un autre organisme qui a fini par prouver son efficacité : La Synaxe des Primats des Églises Orthodoxes Autocéphales. Même si les réunions de la Synaxe dans les années 1990 n’ont pas eu comme objectif exclusif le Grand Concile, toutes ces occasions ont consolidé la conscience conciliaire et se sont avérées être une concrétisation, même si non assumée explictement, de ce que la réunion de Vatopédi proposait, à savoir, la réalisation du Pro-concile, ou Concile Permanent6.

d. La finalisation du processus préparatoire

En 2008 a eu lieu la première Synaxe des primats, réunie en réunion plénière sur le thème du Saint et Grand Concile ; pour la première fois on est arrivé à préciser un calendrier pour avancer vers sa réunion. En conformité avec les décisions prises par la Synaxe de 2008, en 2009, la Conférence Préconciliaire, réunie à Chambésy, a discuté la problématique de la diaspora, déjà examinée en 1993, a repris les éléments consensuels déjà assumés et a préparé un document final sur ce thème. Dans les années qui ont suivi, à plusieurs reprises, on a essayé d’arriver à un consensus concernant la procédure de proclamation de l’autocéphalie et de la manière d’uniformiser les dyptiques, sans constater un progrès effectif. Dans ces conditions, la seule solution pour avancer dans le processus de conciliarité était d’assumer avec modestie que les Églises Orthodoxes autocéphales n’étaient pas encore prêtes à exprimer un consensus concernant certains thèmes et on a décidé que le Saint et Grand Concile se limite à discuter et adopter seulement des documents qui ne provoquent pas de dissensions.

En 2014 s’est réunie une nouvelle Synaxe des primats, au Phanar, occasion par laquelle on a décidé que le Saint et Grand Concile de l’Église Orthodoxe se réunisse, sauf situations de force majeure, dans la période de la Pentecôte de l’an 2016. La même Synaxe a établi que la préparation des documents soumis à l’approbation soit réalisée par la Commission préparatrice, leur forme finale devant être adoptée lors de la 5e Conférence Panorthodoxe Préconciliaire.

Par la suite, la Commission préparatrice s’est réunie à plusieurs occasions, ce qui a permis de transmettre à la Conférence Préconciliaire réunie à Chambésy en octobre 2015, cinq documents sur lesquels il y a eu consensus et un thème au sujet duquel l’une des Églises a manifesté des réserves.

Sur la base de ces résultats, la Synaxe des primats réunie en janvier 2016, à Chambésy, a adopté le Règlement du Saint et Grand Concile et a décidé l’entrée en ligne droite pour la réunion du Concile les 19 - 26 juin 2016, en Crète. Sur les 6 documents présentés à la Synaxe, cinq ont été assumés par les primats des Églises autocéphales. L’Église de Géorgie a soulevé des objections concernant les mariages mixtes mentionnés dans le document concernant les empêchements au mariage, et l’Église d’Antioche a exprimé des réserves concernant le Règlement du Concile. La Synaxe a décidé que les textes soient remis aux Églises autocéphales pour que soient organisés avant la réunion du Concile, des débats et des analyses de manière à pouvoir passer à leur amendement et leur adoption dans le Concile.

Nous remarquons donc que la Voie vers le Saint et Grand Concile de l’Église Orthodoxe, réuni en Crète en 2016, a été marquée d’étapes timides, d’hésitations, d’accomplissements mais aussi de manquements. Malgré tout cela, la conciliarité de l’Église, comme manifestation de la communion, n’a pas cessé de s’exprimer, l’Église étant par sa nature dans un permanent concile. Les réunions périodiques des délégations des Églises ne sont autre chose que des moments de bilan, temps d’évaluation du niveau de manifestation de la communion et de la manière dont l’Église, dans son intégralité, est capable de donner des réponses concrètes aux défis auxquels elle se confronte. Conscients de cette réalité, les pères conciliaires ont précisé, dans le message adressé à la fin des travaux, le besoin que le Saint et Grand Concile de l’Église Orthodoxe se réunisse périodiquement, de façon à ce que la voix de l’Église se fasse entendre constamment, dans le contexte d’un monde qui se trouve dans un dynamisme de plus en plus complexe.

Pr. Conf. Patriciu VLAICU

Notes :

1. En 1920, le Métropolite Primat de l’Église Orthodoxe Roumaine Miron Cristea, dans une lettre adressée au Patriarche œcuménique, a montré l’importance de renouer avec la tradition conciliaire au niveau panorthodoxe, et dans un travail de synthèse, il a présenté la position de l’Église Orthodoxe Roumaine par rapport à un tel projet. Voir Miron CRISTEA, Chestiunea unui nou sinod ecumenic al Bisericilor răsăritene (La question d’un nouveau concile œcuménique des Églises orientales), București, 1920.
2. Voir « Raportul Arhimandritului Scriban către Înalt Prea Sfințitul Prezident al Sfântului Sinod al Sfintei Biserici autocefale ortodoxe române, D.D. Dr. Miron, cu privire la Conferența interortodoxă din Constantinopol, ținută între 10 mai și 8 iunie 1923 (Rapport de l’Archimandrite Scriban à Son Éminence le Président du Saint Synode de l’Église autocéphale orthodoxe roumaine, DD. Dr. Miron, concernant la Conférence inter-orthodoxe de Constantinople, tenue les 10 mai – 8 juin 1923) », in Biserica Ortodoxă Română, XLI (1923), nr. 9, p. 661.
3. Voir, Viorel IONIȚĂ, Hotărârile Întrunirilor Panortodoxe din 1923 până în 2009 (Les décisions des Réunions Panorthodoxes de 1923 à 2009), Basilica, București, 2013, p. 26.
4. Voir, Viorel IONIȚĂ, Hotărârile...., p. 32.
5. Voir, Viorel IONIȚĂ, Hotărârile ..., p. 53- 54.
6. La Synaxe est constituée des Primats accompagnés de deux hiérarques et tout au plus deux consultants théologiques.

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