Ajouté le: 14 Septembre 2012 L'heure: 15:14

Le camp de Neamts 2012

Comme en 2011 après le camp de Tismana, je ne sais pas comment commencer, tellement d’éléments m’ont plu! Mais je veux déclarer officiellement que les camps MOREOM, à Neamts ou à Tismana, sont devenus ma deuxième famille...

Le camp de Neamts 2012

Pour commencer, je veux dire qu’il est impressionnant de voir combien les enfants (je ne parle pas des animateurs!) sont amicaux. Quant à moi, après l’expérience de l’Espagne, où les enfants de mon âge ne se socialisent pas si bien, j’ai vu que dès les premières minutes du camp déjà je connaissais une foule d’enfants, tellement nombreux qu’on oublie peut-être leurs noms mais qu’on a le sentiment qu’on les connaît depuis toujours. Ces enfants sont le trésor que je ne donnerais pour rien au monde: je suis sûre que ce n’est pas seulement l’éducation qui leur donne ce comportement; c’est également l’atmosphère du camp dans lequel ils se trouvent: aussi remercions- nous les organisateurs pour l’atmosphère tellement merveilleuse qu’ils ont créée!

Je voudrais parler un peu des ateliers. Dans celui de communication, j’ai été invitée à analyser les problèmes avec calme, à être plus positive, à ne pas être influencée par ceux qui m’entourent, à me voir à l’intérieur d’une personne, et non à l’extérieur; et je remercie Dieu tout le temps parce qu’Il a fait que je le voie comme un Ami. Ce que j’ai appris de plus important, peut-être, est la réponse à la question « Qui suis-je ? ». Cela m’a presque choquée. Comme la question était simple! Et comme nous avons été longs à trouver la réponse!

Je confesse que j’ai eu les larmes aux yeux quand j’ai vu avec quelle joie la preoteasa Iulia parlait de Dieu. J’ai été très impressionnée par le fait que, lorsque nous la regardions, elle nous communiquait un état de calme. Ce fut une joie de parler avec elle, parce qu’elle est une femme merveilleuse et elle nous a beaucoup appris.

A l’atelier de musique également, ce furent de beaux moments : je sens même que je peux chanter à l’église maintenant! Seulement un petit détail: je crois qu’il aurait été bien que, au moins quelquefois, nous chantions également des chants de montagne ou de camp, puisque beaucoup d’enfants avaient des instruments de musique. A la danse, le JIVE-UL a été formidable ! On y a vu à nouveau l’amabilité des enfants, qui se sont aidés les uns les autres.

Les conditions étaient très bonnes. Nous avions une salle de sport où il y avait suffisamment de place, tant pour l’ambiance « footballistique » créée par les garçons et les animateurs, que pour les cris et les encouragements des filles. Les moments passés en ce lieu sont inoubliables. Si nous n’avions pas d’intérêt pour le football, nous pouvions aller à un match de ping-pong, et si le sport n’était vraiment pas notre passion, nous attendait une forêt entière autour du monastère, où nous pouvions nous promener quand nous avions envie de bavarder. Nous avions suffisamment de place devant l’église pour tirer une bonne partie de badmington et nous avions également une fontairne très belle autour de laquelle nous pouvions nous asseoir pour discuter ou faire un peu de „bruit” avec nos guitares. Je ne parle pas de l’intérieur du bâtiment, où il y avait de nombreuses salles, suffisantes pour tous les ateliers. La nourriture était très savoureuse, et les dames qui la préparaient étaient aimables et amicales, nous faisant nous sentir comme dans une famille.

Un remerciement spécial au prêtre le plus atypique jamais rencontré, Père Adrian, qui s’est adapté à notre mentalité et est devenu notre ami; à Père Mircea et sa merveilleuse famille, pour l’organisation et parce que, pendant tout le temps, il a cherché à nous apprendre ce qui est le mieux; à Bogdan Grecu également pour l’organisation et parce qu’il est un homme avec lequel on peut également parler; aux moniales Iona et Mirela, parce qu’elles ont été constamment près de nous; aux deux talents musicaux, Andrei et Iulian, pour l’aide apportée à la musique et à la communication – et aux deux photographes, Silviu et Benedict, pour leurs merveilleux clichés!

Merci également aux autres animateurs, organisateurs, cuisiniers, ménagères, parce qu’ils ont fait du camp de Neamts 2012 un réel succès

Daria Avram
(16 ans), Grande Bretagne

Quand je suis arrivée cette année au camp, je croyais que ce serait comme l’an passé, que j’aurais les mêmes impressions, que l’enchantement serait le même: mais avec le temps mon impression a changé. Chaque année est spéciale à sa façon, le seul trait commun étant l’atmosphère merveilleuse qu’on y trouve. Je ne peux pas décrire la joie que j’ai ressentie quand j’ai retrouvé les amis et les animateurs qui avaient participé l’an dernier à ce camp. Les prêtres qui ont veillé sur nous et sont restés près de nous sont purement et simplement magnifiques! Ils ont fait de ce camp un coin de Paradis! J’ai participé les années précédentes à quelques camps, mais je n’ai jamais vu personne s’impliquer davantage que les Pères du camp de Neamts.

Teodora Angheluţ
(13 ans), Roumanie

Souvenirs de l’été

Il est rare que l’on trouve l’amitié, la compréhension, la foi et, surtout, l’amour, tous réunis en un lieu, comme c’est le cas au camp de Neamts, « refuge » de chaque été pour des dizaines d’enfants roumains, de Roumanie ou de l’Etranger. Le temps de deux semaines, presqu’une centaine d’âmes, participants autant qu’animateurs, ont vécu dans l’harmonie, se sont liées d’amitié, ont écrit un chapitre de leur enfance ou de leur adolescence. On ne peut dire qu’ils ont été de simples amis ou seulement des camarades d’ateliers ou de chambre, mais ils ont partagé beaucoup plus que la (PLASTILINA) à l’atelier de « travaux manuels » ou à la table de la cantine. Ils ont partagé des idées, des expériences, et ils se sont révélés eux-mêmes, et ont permis l’un à l’autre de pénétrer pour quelques instants dans leur âme et dans leur vie. J’en suis à la troisième année de participation et chaque fois, quand je passe la porte du Séminaire de Neamts, je trouve une nouvelle définition de l’expression « à la maison ».

Les ateliers de la journée aident beaucoup à lier des amitiés et, en même temps, à découvrir de nouveaux talents et de nouvelles hobbies. Qu’on choisisse l’atelier de „peinture sur verre” avec la charismatique Teodora, ou celui d’« art contemporain » avec l’ingénieuse Daria, on arrive à trouver, jusque chez le plus jeune participant, un ami ou, au moins, un confident. Les ateliers de danse et de musique de l’après-midi, le rythme de Brasov ou de la musique de JIVE, peuvent être également un bon moyen pour entrer en contact autant avec les autres jeunes qu’avec les animateurs.

Peut-être est-on gêné par le manque de téléphone ou par le programme chargé ou encore les visites fréquentes des animateurs pour éteindre la lumière, mais au final on se sent plus proche de ceux qui nous entourent: finalement on a regardé le ciel étoilé et aucune animation matinale ne sonne tellement faux.

Ce qui est le plus impressionnant est le fait que l’on trouve tellement de sincérité et de compréhension autour de soi, au point qu’on se sente beau et pur. Peut-être également le fait que nous soyons dans un cadre religieux et qu’avec nous soient trois prêtres, auxquels s’ajoutent les moniales Mirela et Ioana, le fait qu’on se donne à soi-même une chance d’être sincère et de s’accepter comme on est, avec ses qualités, ses défauts, ses secrets... C’est comme si on avait la chance d’être soi-même, d’être libre. Au long des années, demeureront les amitiés, les souvenirs et la foi: je peux dire avec sincérité qu’une partie d’entre nous s’est construite dans ces jours de camp. Et je ne crois pas que quelqu’un, un jour, ne se souviendra pas d’un Père Mircea chanteur, d’une bataille de BATAIE CU TORT menée par l’animateur Bogdan, du feu de camp ou de ceux qui ont compté pour eux pendant deux semaines.

Ainsi, avec le temps, tout va grandir en nous et va nous transformer en quelqu’un à la colonne vertébrale, quelqu’un de compréhensif et de sincère. Et, comme le disait Stephen Covey: „L’assurance représente notre sentiment de valeur, d’identité, de stabilité émotionnelle, de respect de soi, de force personnelle”, tous nous avons réussi à exploiter notre trésor intérieur.

Ana Maria Bădiliţă
(16 ans), Roumanie

Tout dans ce camp, à commencer par le lieu où il s’est déroulé, les activités, etc., est inoubliable. Même si je venais au camp pour la première fois, j’ai rencontré des gens merveilleux, qui m’ont fait me sentir comme dans une grande famille et m’ont aidée à dépasser certains moments difficiles de ma vie. Le programme de prière, de même, a fait que nous réalisions davantage la manière dont il faudrait que nous vivions: avec la pensée de Dieu, le remerciant pour tout et glorifiant sa bonté sans limite. Les ateliers ont été conçus de sorte que le sens artistique et communicatif de l’enfant se développe. Les activités extérieures aux ateliers avaient comme but notre détente, nous faisant oublier les soucis du quotidien, nous rappelant que nous sommes encore des enfants. Que Dieu nous aide à nous revoir avec joie l’an prochain !

Ioana Sîrbu
(16 ans), Roumanie

C’était mon premier camp et c’était très beau! Les animateurs étaient très sympathiques. La discussion avec Mère Siluana a été SUPER!!! La visite de Monseigneur Joseph également! Je me suis fait quantité d’amis et c’était beau d’écouter les problèmes des autres et de leur donner des conseils ou de les consoler! Que dire des écureuils que nous voyions de temps en temps ? 100% Nature ! Les excursions au monastère étaient très instructives... Je ne peux pas décrire tout en quelques mots... Les émotions que j’ai éprouvées je ne les ai que rarement. S’il reste de la place, l’année prochaine je viendrai sûrement.

Valeria Prepeliţă
(11 ans), Italie

Dieu nous a donné cette occasion de participer au camp de Neamts 2012. C’était très beau et j’ai compris plus profondément les choses de l’âme et du corps.

Andrei Tânţar
(16 ans), Italie

J’ai la nostalgie de Neamts

Au cours des années, quand je vais au camp, j’en pars en pleurant. C’était le cas l’an passé, quand j’ai senti que pour moi tout se terminait: j’étais déjà trop grande. Depuis quatre ans je venais chaque été et je me sentais toujours plus proche de ceux que je regrettais tellement pendant l’année... Et là, dans les montagnes, j’avais le courage d’être une enfant, de jouer, d’aimer, d’être moi. Là, parmi les sapins, en un lieu protégé de ce monde dans lequel il est difficile de croire et de sentir, je rencontrais chaque année la jeunesse, je lui disais combien je la regrettais et elle m’accueillait de même... et elle nous accueillait tous. Et chaque fois, au départ, j’avais peur de la perdre d’ici la fin de l’année, mais elle m’attendait ici année après année.

L’an passé j’ai pensé que je ne la retouverais plus jamais... jusqu’à ce que dans l’ombre qui se déposait en moi naisse un rayon de lumière: je découvrais que j’y retournerais également cette année, comme animatrice.

Un an est passé depuis lors. J’étais sur la route et déjà nous approchions des montagnes, des sapins et tout me rappelait les années passées. Mais je n’avais pas le temps de regarder... j’avais à répondre à tant de questions: comment serai-je comme animatrice ? Qu’est-ce que je vais faire, moi la plus petite ? Si je ne peux être comme eux, ceux que j’ai admirés tellement ? Qu’est-ce que je vais ressentir quand je regarderai le camp autrement ? Et toutes les questions se mélangeaient et engendraient d’autres questions et ne me laissaient pas le temps de la réponse. Parmi toutes, une me tourmentait le plus fort: vais-je rencontrer encore l’enfance ?

Arrivée au moment de descendre de voiture et de voir les autres animateurs, j’ai senti que j’étais arrivée à la maison; et quand sont arrivés les enfants, j’étais tellement heureuse, il me semblait que je les connaissais tous depuis longtemps et que nous étions encore ensemble.

Les journées sont passées très vite... Il y a eu des matins ou, en regardant les enfants, j’étais effrayée de voir combien ils attendaient des ateliers, combien ils souhaitaient apprendre, combien ils posaient fréquemment des questions. A notre époque, quand tous cherchent à être indépendants, à faire seulement ce qu’ils veulent, nos enfants posaient encore des questions... Il y a eu des après-midis quand je me réjouissais de les voir chanter ou danser nos danses roumaines que si peu de gens apprécient encore... Il y a eu des soirs où nous les voyions s’ouvrir les uns aux autres ou à nous-mêmes, racontant leurs douleurs ou leurs joies et tisser des liens puissants, que le temps ou la distance ne pourraient rompre.

Chaque matin et chaque soir, au moment de la prière, je me sentais tellement proche d’eux, il me semblait que nous nous tenions tous par la main pour regarder dans la même direction, priant les uns pour les autres, remerciant Dieu d’avoir mis sur notre route de telles personnes, de telles âmes, de tels sourires et larmes...

Mais tout est passé si vite et j’ai vécu dans l’étonnement et la tristesse le dernier jour du camp. Nous partons. Dans les corridors les enfants disaient combien leur avaient plu les ateliers, quels amis ils s’étaient faits, les jeux, les discussions avec Monseigneur Joseph et Mère Siluana, et ils pleuraient. Nous pleurions tous.

Quand je suis montée dans l’autocar, je me sentais l’âme rompue en des dizaines de morceaux pris par tous ceux que j’avais connus, et les mains pleines des morceaux de l’âme des autres. Sur la route j’ai eu le temps de répondre à toutes mes questions: c’était en vain que j’avais redouté le camp... C’était, peut-être, le plus beau de tous... Il y avait eu des moments difficiles en tant qu’animatrice, mais je m’était sentie soutenue par ceux qui avaient été pendant deux semaines ma famille. Peut-être que tout n’était pas parfait, mais nous avons cru les uns dans les autres et nous avons réussi à faire que les enfants rient et se réjouissent...

Il me restait peu de temps avant d’arriver, mais j’avais le temps de répondre à ma dernière question: Oui! Mon enfance m’attendait cette année encore. Peut-être n’avais-je pas eu le temps comme les autres années de jouer, mais je la voyais dans l’âme des enfants quand ils me souriaient, et je comprenais que je n’aurais plus le temps chaque jours de rester avec elle... peut-être seulement de temps en temps. Mais j’ai senti que tout ce qui est grand a son heure au moins une fois.

Comme chaque année, je suis partie cette fois du camp en pleurant. Peut-être que seuls ceux qui y ont été peuvent comprendre: je suis venue gland et je suis partie chêne.. petit, avec des racines à peine fixées dans la terre, mais chêne.

Liana Maria Munteanu
(19 ans), animatrice

Nous vous remercions d’avoir réussi à mettre le sourire sur le visage des enfants (sans téléphone mobile, ordinateur, etc.), non un sourire superficiel, mais de l’âme. Dieu vous donne la santé, et que vous réussissiez également les prochaines années!

Costina Suciu,
maman de David (13 ans), Roumanie

Le camp de Neamts a été une de mes plus belles expériences. Avec amour,

Georgian (Gigi) Vasilache
(15 ans), Grande Bretagne

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