Ajouté le: 9 Avril 2012 L'heure: 15:14

L'histoire de Jérémie

L'histoire de Jérémie

Jérémie est né avec des problèmes physiques et avec un handicap mental. Il avait une maladie qui lui ôtait sa vie petit à petit. Et malgré cela, ses parents ont essayé de lui offrir une vie normale en l’envoyant à l’école. A 12 ans, Jérémie était au CE1. Sa maîtresse était visiblement gênée par sa présence, parce qu’il laissait couler sa salive et poussait des gémissements. Elle convoqua ses parents, et leur dit qu’ils devaient l’envoyer dans une école adaptée, car entre lui et les enfants de sa classe il y avait une différence de cinq ans. Mais les parents l’implorèrent de les comprendre, car Jérémie s’était habitué à cette école et il aurait été traumatisant pour lui de changer de milieu. La maîtresse essaya de comprendre, même si la présence de Jérémie dans la classe gênait les autres enfants. En réfléchissant, elle comprit les difficultés de ces parents, et elle redoubla d’efforts.

Le printemps était proche et les enfants commencèrent à parler de Pâques. La maîtresse décida de leur donner un devoir lié à cette fête. Elle donna à chacun un grand oeuf en plastique et leur dit : « Je veux que vous le portiez chez vous aujourd’hui, et demain vous devez me le rapporter en ayant enfermé dans cet oeuf quelque chose qui représente une nouvelle vie.» « Oui », répondirent les enfants pleins d’émotion. Seul Jérémie ne disait rien, mais la fixait de ses regards. Il avait même arrêté ses gémissements. Avait‑il compris ce qu’elle leur avait dit sur la mort et la résurrection de Jésus ?

Le lendemain, les 19 élèves de la classe étaient impatients de voir ce que les autres avaient mis dans leur oeuf. La maîtresse les ramassa dans un petit sac en toile et ensuite se mit à les ouvrir tour à tour. Dans le premier, elle trouva une fleur. Une petite fille leva la main et dit : « C’est le mien.» « Très bien » – dit la maîtresse – « une fleur est sans doute le signe d’une nouvelle vie. Lorsque les plantes sortent de la terre, nous savons que le printemps s’approche ». Dans un autre oeuf elle trouva un papillon en plastique, qui semblait vrai. « Excellent. Nous savons tous comment une larve qui semble une vilaine chenille, se transforme enn un superbe papillon ». La fillette qui avait apporté cet oeuf souriait de bonheur. Ensuite, la maîtresse ouvrit un troisième oeuf. Déçue, elle soupira. L’oeuf était vide. La maîtresse le mit de côté sans rien dire, parce qu’elle se doutait que c’était l’oeuf de Jérémie et ne voulait pas l’humilier. Alors, l’enfant demanda: « Mais pourquoi vous ne dites rien de mon oeuf ? » « Parce qu’il est vide... » Jérémie regarda la maîtresse droit dans les yeux et dit : « Mais le tombeau de Jésus était vide aussi... » 

Le temps sembla s’arrêter. Après un moment, la maîtresse demanda : « Mais tu sais pourquoi le tombeau était vide ? ». « Bien sûr » – répondit Jérémie – « Jésus a été mis à mort et enseveli, mais Son Père l’a ressuscité ».

Lorsque l’on entendit la sonnerie de la récréation, les enfants sortirent en courant. La maîtresse resta dans la classe et se mit à pleurer. Quelque chose avait fait fondre son coeur.

Trois mois plus tard, Jérémie mourut. Tous ont été surpris de voir sur la tombe de Jérémie 19 oeufs en plastique. Ils étaient tous vides.

 

La legendedes oeufs rouges

Chers enfants, on dit qu’au moment où Jésus était mis en croix, et souffrait pour nos péchés, il y avait dans la cité de Jérusalem une femme portant à quelqu’un un panier rempli d’oeufs. En traversant la ville, elle entendit dire que notre Seigneur Jésus Christ avait été condamné à mort et emmené pour être crucifié sur la colline de Golgotha.

Lorsque la femme entendit cette nouvelle bouleversante, son cœur fut saisi d’une grande douleur. Elle était d’autant plus triste qu’un jour, Jésus avait guéri son fils mourant.

Sans plus réfléchir, avec son panier plein d’oeufs, elle courut sur la colline du Golgotha, où Jésus était crucifié pendant que les soldats le gardaient. De ses mains et de ses pieds saints s’écoulaient de grosses gouttes de sang. La femme posa son panier rempli d’œufs là, à côté de la croix du Seigneur, et se mit à prier en pleurant de douleur:

‑ Seigneur saint, Toi, qui n’as fait que du bien, qui as sauvé les hommes de la mort, qui as ressuscité les morts et nous as appris à croire en Dieu, Tu es maintenant crucifié comme le plus grand malfaiteur. Nous Te prions, pardonne les pécheurs que nous sommes, et donne‑nous un signe, pour que nous nous rappelions la souffrance que tu as endurée pour nous.

Lorsque la femme se leva, les œufs de son panier étaient tous rouges du sang qui avait coulé des plaies de Jésus. La femme ne rentra pas chez elle, mais resta à Jérusalem. Trois jours après la crucifixion, cette femme, et d’autres comme elle, alla au tombeau du Seigneur, mais celui‑ci était vide et elles furent alors saisies de joie, et dirent: le Christ est ressuscité!

La femme racontait à tous l’histoire des œufs rouges de son panier, qui étaient le signe des souffrances de Jésus sur la croix. Les yeux brillant de joie, elle donnait à chacun un œuf rouge en disant : Le Christ est ressuscité!

Et depuis, chaque année, le Vendredi Saint, cette femme fidèle préparait un panier d’œufs rouges en mémoire de la Crucifixion et de la Résurrection du Seigneur. Elle les partageait aux enfants et aux pauvres, en leur racontant les souffrances de Jésus pour le salut des hommes, pour notre salut. Ensuite, elle leur disait de briser les œufs en souvenir de la Résurrection du Seigneur, en disant: Le Christ est ressuscité!, et recevant la réponse: En vérité Il est ressuscité!

C’est de cette femme que nous gardons la coutume de peindre des œufs en rouge à Pâques et de les offrir en souvenir de la Passion et de la Résurrection du Seigneur.

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