Ajouté le: 18 Septembre 2022 L'heure: 15:14

Une nouvelle fête dans l’Église Roumaine : La translation des reliques de Saint Dimitri le Nouveau à Bucarest

Bucarest, le 6 juillet 2022

Une nouvelle fête a été établie dans l’Église Roumaine, pour honorer l’un des Saints les plus aimés de la nation.

Rassemblé hier, le Saint Synode de l’Église Roumaine a résolu d’établir la fête de la translation des reliques de Saint Dimitri le Nouveau à Bucarest : elle sera célébrée le 13 juillet, en 2024, selon les informations de l’Agence-Presse de la Basilique.

Une nouvelle fête dans l’Église Roumaine : La translation des reliques de Saint Dimitri le Nouveau à Bucarest

Saint Dimitri est le Saint Patron de la capitale, et le jour de sa fête en octobre (le 27, et pendant 3 jours – N.d.t) est l’une des célébrations les plus importantes pour l’Église Roumaine, avec des milliers de pèlerins venant à Bucarest chaque année pour célébrer et vénérer le Saint.

Ses reliques ont protégé Bucarest depuis le 13 juillet 1774, quand elles y furent déplacées du village de Basarabov, pour la garder du combat pendant la guerre russo-turque de 1768 à 1774.

L’Agence-Presse de la Basilique raconte la vie de Saint Dimitri et les circonstances dans lesquelles ses reliques furent rendues à Bucarest : il est né au 13è siècle dans une famille de paysans, au village de Basarabov, faisant alors partie de la Bulgarie. Dès son enfance, il s’est adonné au jeûne et à la prière.

Une fois, en traversant un champ, il marcha accidentellement sur un nid d’oiseau dans l’herbe, et tua des oisillons. Il fut rempli d’un tel remord qu’il alla nu-pied pendant trois ans, hiver comme été, comme pénitence. Quand il fut adulte, il rejoignit un monastère et après quelques années de vie en communauté, il reçut la bénédiction d’habiter une grotte près de la rivière Lom.

Après de nombreuses années de lutte en solitaire, il mourut dans sa grotte. Trois cents ans passèrent. Pendant lesquelles toute mémoire de ce simple ascète fut perdue. Puis, un printemps, la rivière déborda dans la grotte et emporta le corps de Saint Dimitri qui gisait, incorrompu dans la grotte depuis des siècles. Le corps fut entraîné en aval et enterré dans le sable. Une centaine d’années de plus passèrent, et le Saint apparu à une jeune fille paralysée, lui disant de demander à ses parents de l’amener au bord de la rivière où elle serait guérie.

La famille, avec beaucoup de clercs et de villageois, alla à un certain endroit où des habitants du lieu avaient vu auparavant, une lumière inexpliquée. Ils creusèrent et bientôt déterrèrent le corps toujours incorrompu et lumineux de Saint Dimitri qui guérit instantanément la jeune fille. Une église fut construite à Basarabov en l’honneur des précieuses reliques, et pendant des années, le Saint y accomplit de nombreux miracles.

En 1774, pendant la guerre russo-turque, le général Peter Saltikov ordonna d’emmener les saintes reliques en Russie afin d’empêcher les Turcs de les profaner. Quand les reliques arrivèrent à Bucarest, un pieux Chrétien, ami du général, le supplia de ne pas priver le pays de l’un de ses plus précieux Saints ; le général ne prit ainsi que les mains du Saint, les envoyant à la Laure des grottes de Kiev. Le corps de Saint Dimitri fut placé dans la cathédrale de Bucarest où elles ont été vénérées depuis lors.

Orthodox Christianity, Trad. A. Monney

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