Réflexion

publicat in L’évangile au Monastère pe 23 Juin 2021, 14:34

Abba Jean Colobos demanda aux moines : « Qui a vendu Joseph ? » L’un d’eux répondit : « Ses frères. » Alors l’Ancien ajouta : « Non pas ses frères, mais son humilité. Joseph eût pu s’y opposer en disant qu’il était leur frère, mais il n’en fit rien. C’est donc son humilité qui l’a vendu ; et c’est cette même humilité qui, plus tard, a fait de lui le maître de l’Égypte. »

Nous résistons beaucoup trop aux désagréments extérieurs en ne nous abandonnant pas à la volonté de Dieu, aussi perdons-nous les bons fruits qui sont cueillis une fois les désagréments finis et endurés avec humilité.

Abba Pimène disait avec sagesse : « Nous nous sommes déchargés d’un fardeau léger, c’est-à-dire l’autocritique, pour porter un fardeau lourd, c’est-à-dire l’autojustification. »

Le chrétien reçoit tout désagrément comme étant mérité à cause de ses péchés présents ou passés en cherchant la volonté de Dieu en toute chose et en attendant la fin avec espoir.

 

Saint Nicolas Vélimirovitch, « Prologue d’Ohrid », p. 17, tome 2, Éd. L’Âge d’Homme,
traduit du serbe par Zorica Terzić