Ajouté le: 10 Décembre 2011 L'heure: 15:14

Pèlerinage au Monastère Saint Antoine le Grand

Une source de bonheur

Pèlerinage au Monastère Saint Antoine le Grand

A ceux qui ont envie de s’évader de ce monde agité, bruyant et stressant, nous conseillons de se rendre au Monastère Saint Antoine le Grand dans le Vercors, stavropégie du Monastère de Simonos Petras du Mont Athos. Nous voulons vous partager ici notre témoignage de pèlerins neptiques, expérience qui nous a amené non seulement en dehors du temps, mais aussi plus près de Dieu.

Il fut bien étonnant de faire la découverte, dans une vallée rocheuse entourée par les massifs du Vercors, d’un monastère de style byzantin, avec un portail en bois sculpté. Les visages des moines étaient semblables à ceux de la Roumanie, on se serait presque cru en Roumanie, en Grèce ou en Serbie, mais nous étions bel et bien en France !

Les quatre prêtres nous ont accueillis le sourire aux lèvres, et se sont adressés à nous en français, même s’ils n’ont pas tous la même origine (ils sont allemands, hongrois ou français). Le supérieur, père Placide Deseille, est entré à 16 ans dans un monastère catholique, et après 35 ans de vie monacale et d’étude des œuvres des Saints Pères des premiers siècles du Christianisme, il a décidé de devenir orthodoxe. Nous vous invitons à découvrir sa vie impressionnante dans un livre paru récemment, Propos d’un moine orthodoxe – Entretiens avec Jean‑Claude Noyé, Éditions Lethielleux, 2010. Mais nous espérons surtout que vous le rencontrerez un jour, et goûterez à la joie et à l’amour offerts par lui avec un naturel déconcertant.  

Après une première journée aventureuse et joyeuse, au cours de laquelle nous avons tous appris à accorder plus d’importance aux autres qu’à nous‑mêmes, nous avons essayé de comprendre le rythme d’un monastère de rite athonite et de nous y adapter, chacun selon ses possibilités.

Après quelques jours passés dans ce lieu, nous nous sommes rendu compte que l’exemple vivant des pères a eu un impact important sur nous. Ils nous ont reçus chaleureusement et gentiment le premier soir, quand le dîner était prévu pour 19 heures, et que nous ne sommes arrivés qu’à 22 heures. Nous avons été aidés par des chrétiens proches du monastère auxquels on a demandé de recevoir chez eux des jeunes pour lesquels il n’y avait plus de place au monastère. Quant au père Placide,  en plus des conférences du soir en la présence du groupe, il a eu la patience de parler en privé avec chacun d’entre nous. Pendant les repas, un des pères lisait, selon l’usage athonite, des écrits des Saints Pères dans le réfectoire du monastère, une pièce où l’on se sentait proches des saints peints sur les murs. Ainsi nous avons été nourris, tant de corps, que d’âme.

Et quelle joie quand on nous a présenté, afin de les vénérer, les saintes reliques de l’autel, une richesse réunie tout au long des années par les habitants du monastère ! Mais nous nous sommes réjouis surtout à cause de la beauté des offices et de la parole de père Placide. C’est pour cela qu’on voudrait vous faire part de quelques uns des enseignements du père, comme l’interprétation de la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare. La question qui est posée par l’intermédiaire du pauvre Lazare est la suivante : Où trouve‑t‑on le bonheur ? Qu’est‑ce qu’on cherche vraiment ? Quel est notre désir le plus fort ? La vraie joie spirituelle est engendrée par le don de soi, un don désintéressé. La parabole condamne l’hermétisme de notre âme face aux joies authentiques. L’homme trouve son bonheur en faisant la volonté de Dieu. Faisons don de nos personnes à Dieu et au prochain, et qu’Il illumine nos cœurs afin de pouvoir faire cela. Dieu nous donne la force, mais uniquement si on est à Sa recherche, si on a la volonté, le désir profond d’accomplir Sa parole ! La souffrance est une conséquence de la rupture avec la  source de la vie, qui est Dieu.

Nous n’oublierons jamais la joie transmise par le père Placide en nous racontant la naissance au ciel de certaines personnes.

Nous nous sommes également réjouis des enseignements Son Excellence Paul, évêque de Trachea, d’origine anglaise, qui vit maintenant retiré près du monastère et dont les recueils de poésies sont imprégnés d’une foi orthodoxe profonde.

Quelle joie aussi de visiter l’Atelier iconographique orthodoxe Saint Jean Damascène, organisé autour d’une église orthodoxe et d’une chapelle en bois. Cet atelier a été fondé avec la grâce de Dieu par le père français Nicolas Garrigou et son épouse au sein d’une nature paradisiaque, dans une noyeraie dont les noix sont délicieuses.

Nous avons quitté cet endroit béni l’âme en paix. Nous allons nous efforcer de garder dans nos coeurs la joie des pères, surtout dans les épreuves qui nous attendent dans ce monde agité.

Violeta Predescu et Cristina Săvulescu, Paris

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