Ajouté le: 10 Septembre 2011 L'heure: 15:14

Une nouvelle page d’histoire à Neamts

Une nouvelle page d’histoire à Neamts

Dans un lieu marqué à l’emblème de l’auroch, sanctifié par le souvenir du passé héroïque  du peuple roumain et placé sous la protection  de la citadelle de Neamts, à seulement quelques minutes du monastère de Neamts... Là, entre les „frontières” d’un séminaire, chaque été, revit le souvenir des haïducs d’autrefois dans l’esprit et dans la jeune âme des „poussins” roumains. Chaque été, ce lieu est connu sous le nom de Camp de Neamts, refuge de quelques jours pour les enfants roumains de partout, un lieu sacré et sûr pour ceux qui aiment Dieu, et pour leurs proches. Ici la blessure de l’âme est guérie par la prière et par l’amour.

Comme je participais à ce camp pour la deuxième fois, j’ai pu consolider des amitiés qui, malgré l’année écoulée, perdurent en importance  et en force. Peut-être est-ce difficile à croire: les amitié véritables peuvent résister douze mois; elles peuvent résister à la distance ou au manque de communication. Tu peux retrouver le même ami sous une allure nouvelle, tu peux continuer la suite de la conversation sans te sentir étranger à celui qui est à côté de toi, qu’il soit enfant ou animateur.

De plus, dans le camp, presque tous les jours, des ateliers stimulent la créativité et l’originalité des jeunes: ateliers de théâtre, de peinture et de dessin. Ainsi, tu peux transformer un mensonge ou une hypocrisie en joie de l’interprétation par l’art d’une tragédie de Sophocle ou d’une comédie d’Aristophane. Tu peux trouver un Michel Ange dans ta propre personne, à l’atelier de peinture. Tu peux te découvrir toi-même, et découvrir tes camarades, à l’atelier de communication de la petite moniale Mirela. Tu peux utiliser des matériaux recyclables pour faire des masques, des poupées et des figurines à l’atelier de design. Tu peux être toi-même de quantités de façons, par la parole, par des actes, par l’imagination: personne ne te critique, et bien au contraire, on est avec toi en qualité d’ami. Les animateurs comme Père Mircea, Geanina (coordonnateurs de l’atelier de peinture), les moniales Mirela et Ioana, et bien d’autres, sont ici pour t’apprendre comment être en paix avec toi-même.

Mais le programme d’une journée comprend également, à côté des ateliers de création, des ateliers dans lesquels les enfants du camp sont davantage dans l’interaction, tel celui de danse, où, à l’occasion des pas de valse ou du tango, tu peux faire connaissance avec Manuel, ou Vlad, ou Roger, ou un autre encore, car les possibilités sont nombreuses. A l’heure de musique, tantôt l’harmonie des chants de la divine liturgie résonnait depuis la chapelle, tantôt la poésie du chant des haïducs remplissait tout le séminaire jusqu’au coucher du soleil.

La soirée était consacrée au sport, et de ma propre expérience je peux dire que le jeu de football des jeunes filles était assez pitoyable à côté de celui des garçons qui se jetaient à l’attaque des animateurs! La salle rugissait quand Père Mircea ou Père Cornel réussissaient à marquer, mais également quand les garçons réussissaient à détruire la défense de Père Adrian.

Et le camp n’aurait pas été un camp sans une excursion, qui cette année a été un court pèlerinage aux monastères du nord de l’ancienne Moldavie: Voronets, Humor, Râsc et le monastère Saint-Jean-le-Nouveau à Suceava.

Quelle conclusion aurait pu être plus solennelle qu’un feu de camp ? Et le lendemain, avec des larmes chaudes d’émotion, nous nous sommes arrachés à ce lieu où nous avons appris à être nous-mêmes... comblés comme des enfants par le jeu et le chant, comme des hommes par l’amitié et l’espérance, comme des croyants par la prière.  Avec le regret de la fin toute proche, nous pourrons entretenir le souvenir d’un miracle de presque deux semaines par la pensée et par les contacts gardés par Internet.

Maintenant je ne peux rien dire d’autre que ceci: même si, alentour, tout s’envole, quand tu espères, quand tu vis au milieu d’amis véritables tels que tu n’espérais en rencontrer dans la vie, tu as le sentiment d’être immortel. „L’amour n’est autre que ce qui ne faiblit pas: quel qu’en soit la durée, il ne s’écarte pas de sa route” (Nezami Ganjavi).

Ana Maria Bàdilità (participante, 15 ans)

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