Ajouté le: 14 Mai 2011 L'heure: 15:14

La communion est l’héritage du Royaume de Dieu !

Pour mémoire :

Notre très vénérable père Archimandrite Ioan Iovan  du Monastère de Recea – Département de Mureş, trois ans après avoir quitté cette vie terrestre, en l’an du Seigneur 2008… 

Interview prise au Monastère de Recea – Mureş, avec le vénérable Père Archimandrite Ioan Iovan, en l’an du Seigneur 2007...
 

La communion est l’héritage du Royaume de Dieu !

Il y a quatre ans, je suis allé en pèlerinage au Monastère de Recea – ce véritable trésor de la spiritualité orthodoxe et roumaine authentique. Je me suis rendu à maintes occasions en ce saint lieu, reliquaire précieux de notre spiritualité éternelle, roumaine et orthodoxe, et à chaque fois j’ai été impressioné par tout ce que j’y ai vu et entendu – dans cet endroit où il convient d’ôter les sandales de notre impuissance et de notre obstination!… C’est ici que nous avons pu voir le couronnement de toute une activité et de tout un effort porté par toute la communauté de ce complexe monastique au long des années, à partir de sa fondation en l’an 1991 jusqu’à maintenant, un effort qui s’est surtout appuyé sur les épaules du Très Vénérable Père Archimandrite Ioan Iovan – père spirituel et de la Moniale Cristina Chichernea – higoumène de ce saint monastère  – deux des personnalités qui ont marqué ce haut lieu ancestral de la roumanité en Transylvanie et  centre de pélerinage, mettant dans l’écoulement de notre temps et espace sacré vers l’éternité, une antichambre du Royaume, ayant pour vocation d’entraver la perte de notre sainte et authentique tradition !...

A chaque fois que je m’y suis rendu, j’y ai trouvé une vraie célébration de toute la population roumaine transylvaine résonnant de la joie la plus sincère devant ce triomphe de notre Eglise ancestrale, dans cette région qui fut privée, au long de notre histoire, de l’œuvre et de l’influence de la sainte Eglise de notre sainte nation roumaine; la fondation de ce monastère étant perçue comme un triomphe, montrant une fois de plus, s’il le fallait, que Dieu nous a accordé et nous accorde encore Sa protection par Son infinie miséricorde qu’Il témoigne aux hommes, et tout ce qui est nécessaire pour notre salut !...

Et c’est ici, dans cette laure spirituelle de notre spiritualité orthodoxe, que nous nous sommes tenus maintes fois, en conseil, dialogue et entretien spirituel avec le Très Vénérable Père Archimandrite Ioan Iovan – qui était originaire de la région de Bihor, et qui a subi le martyre des prisons communistes, parlant d’Eucharistie et Salut, de leur extrême importance dans notre chemin vers le royaume de Dieu...

Cependant, cette année, mardi 17 mai 2011, nous commémorons trois ans depuis sa naissance au ciel, depuis son passage aux côtés des vivants dans le monde de l’au-delà, le père Ioan – qui le 22 juin 2008 aurait eu l’âge de 88 ans... A cette occasion, j’ai évoqué et médité le fait que le Père Ioan Iovan a été un témoin de Jésus Christ, qui a porté avec dignité le joug du sacerdoce aussi bien pendant le régime communiste, tenant bon pendant les 9 années de son emprisonnement, qu’après 1990, depuis qu’il a commencé son service en tant que prêtre et père spirituel dans ce saint monastère. Son Eminence Andrei – à l’époque Archevêque d’Alba Iulia, avait dit du Père Ioan qu’”il fut un témoin de Jésus Christ. Contre tous les risques, il a exprimé son crédo, en faisant ainsi une grande œuvre de mission. Il a fondé cette mission dans sa profonde conviction que notre vie spirituelle pouvait être régénérée en retrouvant la communion avec Jésus Christ dans la Sainte Eucharistie. Ce fut un ouvrier du Seigneur, qui a prêché le Christ Eucharistique, et nous gardons l’espoir qu’il partagera avec le Christ Seigneur le festin de la foi pour l’éternité”.

Il me reste très peu de choses à dire après cela: sinon que pendant les dernières années, j’ai accompagné dans leur passage beaucoup de pères spirituels, et surtout pendant les deux dernières années, et le moment est venu de faire la même chose pour le Père Ioan – qui restera dans notre souvenir et nos consciences par beaucoup d’enseignements et faits miraculeux, parmi lesquels une place de premier rang est tenue par son encouragement et son aide envers un grand nombre de jeunes théologiens dans leur préparation à défendre et promouvoir la foi orthodoxe pendant les dures années de la dictature communiste. Il fut en même temps un bon gardien de la Tradition, et un bon pasteur, ouvert aux nouveaux problèmes apparus dans la société. Il était élégant et rigoureux, hospitalier et érudit. Un prêtre distingué du culte orthodoxe, et une personnalité culturelle pleine de sagesse, un serviteur de l’Eglise et du peuple roumain. Il reste aussi dans nos âmes par son caractère, son honneur et sa dignité, et sa voix pleine de chaleur et en même temps de fermeté; par sa culture théologique et générale, qu’il a accumulée par son travail et sa ténacité; sa lucidité et son esprit critique accompagné de sa grande compréhension et respect de l’homme; par son esprit de discipline et de rigueur, en premier lieu envers lui-même, sa rigueur académique, doctrinaire, liturgique et canonique qui se révélait à chaque célébration et à chaque sermon ou discours, prononcés toujours avec cohérence et élévation dans toute circonstance; son comportement, sa manière d’être, traitant chacun d’une manière particulière et unique, avec tout le respect, mais aussi avec toute l’ouverture, ce qui montrait en sa personne l’étique du bon sens, qu’il a cultivée tout au long de sa vie et que l’on a de plus en plus de mal à rencontrer de nos jours!... Le Père Ioan Iovan a eu aussi la qualité d’être une personne d’une sincérité, d’une discrétion et d’une modestie exceptionnelles, qui m’ont inspiré beaucoup de confiance, de bien-être spirituel et d’amour envers les valeurs pérennes de notre spiritualité et de notre culture authentique!...

Et en guise d’illustration concrète, nous allons évoquer ici les très utiles sessions de l’Université d’Eté dirigées par le Père Ioan et par le très distingué Père Professeur de Morale et de Spiritualité profonde orthodoxe et autentique roumaine, Ilie Moldovan – sous les auspices du bienheureux hiérarque et serviteur fidèle de notre Eglise durant la période d’entre les deux guerres – l’Evêque Nicolae Popoviciu d’Oradia. C’est pourquoi, en ce temps et lieu, me vient aussi à l’esprit la fameuse Académie Théologique et Spirituelle du Monastère « Saint Constantin Brancovan » du Pays de notre Făgăraş transylvain, fondée par le regretté Métropolite et homme de lettres Dr. Antonie Plămădeală de Transylvanie, sa vocation et son importance, qui ont été reprises et développées par sa sœur – l’Académie Spirituelle « Evêque Dr. Nicolae Popoviciu – Témoin et Martyre de la Foi » du saint Monastère de Recea – où se trouve avoir vécu cet autre disciple proche et bien-aimé du digne de mémoire hiérarque, en la personne du Très Vénérable Père Ioan, qui l’évoquait avec tant d’abnégation, respect et reconnaissance !... J’évoque aussi, pour finir, le remarquable musée fondé et organisé en l’honneur du même distingué hiérarque, martyr et serviteur de l’église de la période d’entre les deux guerres – l’Evêque Nicolae Popoviciu d’Oradea...

Chaque fois que nous nous retrouvions, il me parlait longuement et d’une manière profonde des années de prison communiste, de la persécution et de l’opprobre du communisme qui s’est abattu sur notre peuple pendant plus d’un demi-siècle, des années de l’enfance dans son village natal – Husasău de Criş et de ses concitoyens, de « ses   bihoreni » avec qui il parlait dans son dialecte natal, de son père qui fut aussi un serviteur de l’autel, et de ses années d’études à Oradea et Cluj, de l’Evêque qui l’a oint et qui l’a marqué d’une façon positive et plénière – Nicolae d’Oradia, des heurs et des malheurs qu’il a eus durant toute sa vie, des accomplissements et des joies spirituelles qu’il a partagées durant les 17 dernières années au Monastère de Recea, et surtout, de la Sainte et Divine Communion, en d’autres termes, de la présence permanente et éternelle de notre Sauveur Jésus Christ – le Christ eucharistique dans notre vie – comme une condition indispensable au salut et à notre vie éternelle dans le Seigneur !...

Sachant par ma propre expérience que chaque rencontre avec le Père Ioan a été une occasion de grande élévation spirituelle et de fête, à l’instar des disciples des grands philosophes des temps antiques comme: Platon, Plotin, Socrate, Aristote, qui restent des exemples de sagesse, abnégation et don de soi, je pense (aussi) que nous oublions trop vite l’exemple de ces hommes, ces personnalités de notre culture et de notre spiritualité, et que nous éprouvons bien peu de reconnaissance à leur égard pour tout ce qu’ils ont fait pour nous et tout ce qu’ils nous ont accordé!...

Et pourtant, le matin des funérailles, et surtout au saint office, il y avait une foule de personnes qui l’avaient connu, beaucoup de disciples qui avaient aimé leur père spirituel  –  Ioan l’Archimandrite!... Il y avait beaucoup de gerbes, beaucoup de fleurs, beaucoup de larmes remplies de reconnaissances et d’espoir, parce que le père est passé de la mort à la vie, là où il n’y a ni douleur, ni souffrance, ni gémissement, mais la vie éternelle!...

Personnellement, je me sens très honoré d’avoir eu cette heureuse occasion et cette grande chance de rencontrer et de connaître le Père Archimandrite Ioan Iovan – une grande personnalité de la culture et de la spiritualité de ces contrées et pas seulement, tout en ayant la conviction et l’espoir que nous saurons, à l’avenir, honorer nos prédécesseurs, à la mesure des mérites et des dignités de chacun, même si dans les temps présents, nous apprécions plus d’autres qui viennent d’ailleurs et de n’importe où, parce qu’il nous paraissent plus exotiques, plus spectaculaires, plus sensationnels !... Cependant, nous en restons persuadés, ce qui est noble restera et ce qui est de peu de valeur, périra !...

Et comme je le disais au début de ce texte pro memoria (ou in memoriam), c’est ici, dans la laure spirituelle de notre spiritualité orthodoxe, que j’ai pu parler avec le très vénérable et de bienheureuse mémoire Père

Archimandrite Ioan Iovan, en abordant le thème essentiel de l’Eucharistie et de notre Salut, de leur impérieuse nécessité dans  notre chemin vers le salut, et voici ce qu’il nous a répondu, dans les lignes qui suivent, de son trop plein d’amour et d’expérience, et nous offrons ces lignes, dans ce qui suit, aux lecteurs chrétiens orthodoxes intéressés par cet important sujet, en souvenir et bienheureuse mémoire de notre Vénérable Père Archimandrite Ioan Iovan:

Très vénérable Père Archimandrite, est-ce que dans notre monde contemporain,  dans les conditions de la sécularisation, auxquelles malheureusement nous participons tous plus ou moins, Jésus Christ est encore perçu comme étant « le Même hier, aujourd’hui, et dans l’éternité » ?!...

Mon cher fils, Jésus Christ est le Même, c’est nous qui ne le sommes pas. Nous devons nous rapprocher plus de Lui, dans le sens réel, eucharistique, par les enseignements de l’Eglise, par les Saints Sacrements, et par une vie chrétienne au sein de la famille et partout où nous habitons, et où nous travaillons, nous devons sentir que le Seigneur vit en nous. A tout cela, on peut arriver au moyen de la catéchèse dont beaucoup d’entre nous sommes encore privés.

Que pensez-vous, Vénérable Père, que peuvent comprendre les hommes d’aujourd’hui par la notion d’Eucharistie et comment voyez-vous leur façon de se rapporter à ce terme théologique qui reflète une haute réalité spirituelle, la plus haute, même?!...

Tout d’abord, il convient d’expliquer le terme d’Eucharistie, pour que les fidèles comprennent et prennent conscience de l’importance du terme et de la réalité qu’il contient, qui est quelque chose d’essentiel et d’indispensable au salut.

Voyez-vous encore aujourd’hui, un rapport personnel et authentique des croyants à la Divine Eucharistie, en d’autres termes à la Divine Liturgie comme « Mystère des Mystères » ?!...

En 1986, à l’occasion de sa visite en Roumanie, le Patriarche de Jérusalem – Diodor, après avoir participé à plusieurs Divines Liturgies, s’est dit impressionné par le grand nombre de fidèles qui y participaient, mais aussi triste d’avoir vu très peu ou aucun fidèle venir communier !... La Liturgie est inconcevable sans la Communion !... Je n’ai jamais été privé de liturgie et de communion, même pas en prison, où j’ai cousu sur le dos de mon sous-vêtement le Saint Antimension, le vin était apporté par un médecin dans un flacon de vin tonique, nous mettions de côté le pain et l’eau des aliments que l’on nous donnait, et ainsi de suite. Toute cette situation étonnante nous fait prendre conscience du mystère de Dieu !... Aujourd’hui non plus, nous ne savons pas vraiment comment nous rapporter à la Sainte Communion, mais nous sommes en chemin, car l’Eucharistie, c’est l’acquisition ou l’héritage du Royaume de Dieu, dès ce monde, autrement dit c’est la divinisation de l’homme par la grâce, qui se fait dès cette vie.

Pour situer les choses, quel est selon vous les termes adéquats pour aborder cette question: - la communion fréquente, non fréquente, dignement, indignement, avec ou sans préparation, ou bien la communion continuelle ? !... Quel est, autrement dit, la position des Saints Pères par rapport à cette question ? !...

Ma réponse est: la communion continuelle ; nous les prêtres, nous séparons les parcelles des Saints Dons, comme nous le lisons dans la prière après l’Epiclèse Eucharistique qui dit: « L’agneau de Dieu est fractionné et partagé, Lui qui se rompt et ne se divise pas, et qui sanctifie ceux qui y communient » – ce qui est un argument pour la communion continuelle. Quant à la dignité, elle est un don de Dieu et en aucun cas notre mérite !... La raison de l’invocation de la communion indigne, avec les canons, sachez-le bien, ne sont que le manque d’amour, et qu’on le sache aussi, le Liturgikon qui comprend les prières secrètes spéciales que lisent les prêtres, doivent être concrètes, vivantes, personnelles, et pas seulement théoriques et des idées abstraites!...

Quelle est la différence entre les courants, les opinions ou les approches concernant la pratique de la communion chez les slaves, les roumains et les grecs et pourquoi insiste-t-on en mettant en évidence les différences dans l’approche de la même question, si je peux m’exprimer ainsi ? !...

C’est une erreur d’appréciation par rapport à la personne du Christ, parce que si on L’aime vraiment, on ne peut pas s’accrocher à ces différences, puisqu’il s’agit d’une seule et même chose, au fond du même texte liturgique – avec le même contenu !... C’est douloureux que ces différences existent et, par conséquent, nous devons nous efforcer de les estomper, là où nous nous trouvons, parce que l’interprétation de la lettre et des canons n’est pas plus importante que la réception de la Grâce Divine!...

Est-ce que le monde ecclésial contemporain est suffisamment conscient de la valeur et de la suprématie de ce Saint Sacrement, qui n’est pas une simple pratique liturgique, mais sur lequel repose, en fait, toute notre vie ecclésiologique, sotériologique et, plus que tout, eschatologique ? !...

Malheureusement nous sommes en échec total, de A à Z, de l’Orthodoxie au Catholicisme et d’alpha à oméga !...

Avons-nous aujourd’hui une théologie structurée et articulée des Saints Sacrements et surtout de la Divine Liturgie ? !...

Malheureusement, ce qui manque, c’est la piété, la conscience de la vie continuelle en Jésus-Christ, et seul le Dieu Bon peut y remédier !...

D’un point de vue moral – spirituel, comment nous rapportons-nous à la Sainte et Divine Communion, puisque, le moment venu, à la Divine Liturgie, très peu de personnes vont communier, si nous pensons surtout à la situation de ceux qui habitent le pays ? !...

Nous devrions nous y rapporter en vivant une profonde douleur et en commençant d’avoir un zèle vers le salut, qui doit se centrer justement sur le Sauveur Lui-même. Si c’est Lui le Centre, alors allons tous vers Lui !... Pour Dieu, rien n’est impossible. Heureux celui qui, peu importe son âge et l’étape où il se trouve, revient à la vie en Jésus Christ, puisque c’est par cela qu’il devient apôtre aussi pour d’autres personnes!... Je dirais pour conclure que, pour faire naître de tels apôtres nous devons arriver au sacrifice apostolique et missionnaire qui a réuni les Eglises, et revenir au vécu des premiers apôtres, de sorte que la Sainte Eucharistie doit être aussi le fondement de l’unité chrétienne de la réunification des Eglises, du mouvement œcuménique authentique, couronné par l’effort de la divinisation, de la terre vers le ciel !...

Qui devrait assumer la culpabilité, ou la responsabilité, pour l’approche souvent superficielle de ce problème fondamental de notre spiritualité ? !...

Ne cherchons pas de coupables, mais plutôt allons en toute confiance et avec la conviction que Dieu peut nous pardonner ce péché de négligence spirituelle, et en priant qu’Il nous prenne par la main, afin que par le calice nous puissions arriver là où était notre place d’origine, au Paradis !... Ainsi, le Christ par l’Eucharistie nous fait revenir à Lui, où grâce à la communion eucharistique nous allons arriver à la communion (éternelle) avec Lui.

La relation père spirituel–disciple est-elle toujours aujourd’hui une relation sincère, profonde, en un mot, authentique ? !...

C’est plus rare, mais cela existe. Prions pour qu’elle soit plus fréquente, pour qu’elle se fortifie!...

Quelle serait la solution ou la modalité pour que cet état des choses, cette situation de compromis s’améliore ? !...

Ce n’est qu’en implorant la Providence Divine de nous regarder d’un œil compatissant et de nous porter conseil, persuadés qu’ici aussi s’applique la parole de l’Ecriture selon laquelle « Sans Moi vous ne pouvez rien faire ».

Croyez-vous que les travaux d’enseignement spirituel orthodoxe, « les catéchismes »  que nous utilisons présentent correctement les choses du point de vue de ce problème ou sont plutôt assez scolastiques ? !...

Nous sommes appelés à retirer le scolastique de ces réalités !... Tout l’enseignement catéchétique a un trésor de sources, fort utiles, même si dans certains cas le contenu a été changé, servant ainsi au modernisme détourné de la vraie voie. En général, les Catéchismes sont très bons mais parfois des opinions subjectives s’y glissent aussi.

Est-il besoin, à présent, d’une (re)catéchisation de nos fidèles concernant ce problème de l’Eglise et non seulement, assistons-nous en d’autres termes à une « évolution » historique de ce problème ? !...

Je le répète, c’est uniquement la Divine Providence qui jettera de la lumière en ce qui concerne le cours de notre christianisme, qui ne peut pas être conçu autrement qu’en montant à nouveau vers les cimes de la perfection!...

Voyez-vous, des signes d’amélioration de cette situation, êtes-vous optimiste, en ce sens ? !...

Oui, bien sûr, non seulement je crois, mais je suis convaincu que Dieu, Qui a créé l’Eglise et l’homme, avec la promesse que „Les portes de l’enfer ne pourront pas la vaincre” ne tardera pas à revivifier nos âmes jusqu’à la fin, mais par l’intermédiaire de la Mère de Dieu, « l’Eglise vivante », la Jérusalem céleste sera reconstruite et ensuite seulement elle s’unifiera à la Jérusalem céleste, lorsqu’un « ciel nouveau et une nouvelle terre » seront créées.

Pour finir cette interview, j’aimerais vous prier, Très Vénérable Père Ioan, de tracer quelques conclusions suivies de quelques conseils !...

Si nous souhaitons que Dieu dirige Sa miséricorde envers nous et envers Son Eglise, soyons des chrétiens de la miséricorde et du pardon, et vivons plus dans le Christ Jésus Eucharistique et dans la piété envers la Mère de Dieu, et ainsi, nous serons toujours avec le Seigneur jusqu’à la fin des siècles !...

Ceci étant dit, je vous remercie de tout cœur, et je vous souhaite beaucoup de santé, de progrès dans tout ce que vous faites, et beaucoup de joies spirituelles !...

Maintenant, quatre ans après ces beaux et utiles moments, et en même temps à l’occasion de la commémoration de trois ans depuis son passage aux lieux célestes et éternels, prions tous que Dieu le pardonne et qu’il lui donne le repos! Mémoire éternelle! Amen!...

Drd. Stelian Gomboş,
Conseiller auprès du Secrétariat d’Etat aux Cultes du Gouvernement de Roumanie

La communion est l’héritage du Royaume de Dieu !

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